Monsieur le Président,

Votre parcours, pour conquérir le pouvoir a pratiquement été un sans-faute, et mérite sincèrement notre admiration.

En effet, partant d’une analyse rigoureuse de la situation ainsi que d’une évaluation sans parti-pris de vos chances, il vous a mené à la victoire par un enchaînement de choix toujours stratégiquement justifiés. Mais vous avez également su construire pas à pas une formidable majorité qui vous assurera, n’en doutons pas, de conserver une liberté de manœuvre unique dans les annales de la Vème République. Même le Général de Gaulle n’avait pas, en son temps, toutes les possibilités que vous avez aujourd’hui pour façonner les institutions à votre vision, et pour faire évoluer la loi vers vos convictions, même les plus légères.

Cependant, il y a une partie du travail que vous vous êtes assigné, qui n’a peut-être pas fait l’objet d’autant de minutie que le reste de votre immense chantier : je veux parler du choix de vos conseillers.

Certes, vous avez bien choisi presque tous vos Ministres, en préférant très généralement la compétence à la popularité, évitant le piège mortel dans lequel était tombé votre prédécesseur, ce qui lui a été fatal (ou plutôt, pour être parfaitement juste, ce qui est à ranger avec les nombreux éléments qui lui ont été fatals, non pas seulement par leur addition, mais parce que chacun d’entre eux était fatal en lui-même)…

Je ne vais pas faire l’inventaire de tous vos Ministres, la liste en serait trop longue. Je n’en désignerais qu’un seul, parce que son choix était définitivement mauvais du fait que vous avez là privilégié la popularité à la compétence, et parce que vous lui avez remis une arme redoutable entre les mains, décision aux effets potentiellement létaux un peu comme de confier à un enfant une mitrailleuse lourde : je veux parler de Monsieur Hulot et de l’arme que constitue, entre ses mains, l’ADEME. Monsieur Hulot est certes une personne sympathique sous de nombreux aspects. Cependant, ses compétences en matière d’environnement n’ont, à ma connaissance été sanctionnées par aucun diplôme. Sa biographie Wikipédia n’indique même pas s’il a obtenu son baccalauréat. Cette lacune, je vous l’accorde, n’indique pas que le sujet est incapable. Cependant, on ne confie pas une machine-outil numérique à une personne non titulaire d’un certificat d’aptitude vérifié. Non plus que l’on demande à une personne dépourvue du permis de conduire adéquat de conduire un camion de quarante tonnes. Pourtant, vous avez confié à Monsieur Hulot, entre autres, le soin de mener à leur terme les missions de conduire la transition énergétique vers ses objectifs, ainsi que la tâche d’éliminer, par tous les moyens, l’usage des pesticides dans l’agriculture.

Vos conseillers, puisés, entre autres dans l’immense réservoir de l’ADEME (plus de mille collaborateurs) vous ont, à votre insu, transmis leurs convictions en matière d’environnement, ce qui est un schéma classique, dans une société constituée d’une part d’activistes et d’autre part d’ignorants, mais en même temps un danger : voyez le comportement des nouveaux convertis à la politique verte. Analysez sans passion par exemple les déclarations outrancières de Monsieur Mélenchon en ce qui concerne l’environnement : en ressentez-vous le caractère instable ainsi que les conséquences désastreuses qu’auraient leur application ?  Eh bien Monsieur le Président, permettez-moi de vous signaler que je ressens, en ce qui vous concerne, les mêmes inquiétudes.

Le Plan de la transition énergétique ne marchera pas, car il est fondé sur des convictions, et non pas sur des faits scientifiques.

  • Le remplacement des centrales nucléaires par des éoliennes outre qu’il conduit à une augmentation importante du prix de l’énergie, conduit en même temps à une augmentation de la production de CO2. Regardez en détail ce qui se passe au Danemark et en Allemagne. Demandez des chiffres sur cette production à vos conseillers.
  • Le passage du moteur Diesel au moteur classique augmente mathématiquement de 20 % la production de CO2 par les véhicules. Le saviez-vous ? Vos conseillers vous en ont-ils parlé ?
  • Le passage total du moteur thermique au moteur électrique annoncé par Monsieur Hulot suppose la production supplémentaire de l’équivalent de 33 millions de tonnes de pétrole brut qui représentent la consommation française annuelle de carburants. Ce volume représente une énergie de 384 tWh. Sachant que la totalité de la production électrique annuelle française est d’environ 530 tWh1, ne voyez-vous pas apparaître un léger problème ? Vos conseillers ou votre Ministre vous ont-ils jamais parlé de ces chiffres ? Pensez-vous qu’il soit cohérent, vu ceux-ci, de décider la fermeture du site de Fessenheim ?
  • La production d’énergie électrique uniquement par des éoliennes ou des panneaux solaires suppose la mise en place de moyens de stockage de l’énergie électrique qui n’existent tout simplement pas aujourd’hui, malgré des efforts de recherche intensifs menés dans de nombreuses parties du monde. A-t-on le droit de faire une telle impasse ? Vos conseillers ont-ils jamais évoqué ce problème devant vous ?

Voyons maintenant le problème des pesticides.

Innocemment entretenue par les faiseurs d’opinion de la partie de la population qui se juge « moderne », l’hystérie « anti-chimique et retour au naturel » venue d’outre-Atlantique entretient maintenant des évidences qui se rapprochent dangereusement des lieux communs en vigueur aux périodes les plus obscures du Moyen-Age. Malgré les travaux de Pasteur et de ses très nombreux successeurs, la distinction étrange entre les produits bêtement issus de processus chimiques et les produits issus du vivant est devenue une évidence non seulement pour les ignares, mais aussi pour la plupart des politiques jusque aux plus hauts sommets de l’Etat.  Cette distinction, aussi fortement implanté dans les esprits faibles que totalement sans fondement sur le plan scientifique ne peut même plus être abordé par les scientifiques interrogés par les médias, car le risque est grand de se faire rappeler à l’ordre par la censure verte. Il conduit les consommateurs à obéir à des principes bizarres comme « manger bio est bon pour la santé » alors qu’aucune étude scientifique sérieuse n’a jamais démontré cette affirmation. De ce fait, circulent maintenant des inepties du genre « augmenter le bio dans les cantines scolaires » ou « favoriser l’installation de l’agriculture bio », au prétexte que « le bio c’est naturel » et que « le naturel, c’est bon pour la santé ».

 La consommation bio est fondée sur un énorme malentendu, soigneusement entretenu par les acteurs de la filière. En effet, compte tenu de la propagande incessante du lobby du bio, les Français sont très majoritairement convaincus du danger que représente les pesticides, et donc de l’intérêt de les éliminer du processus de l’alimentation. Cependant, ils ignorent que les produits bio contiennent aussi des pesticides. Mieux : alors que le bio représente, en France, moins de 10 % du tonnage de la production agricole française, le tonnage des pesticides utilisés en agriculture bio dépasse maintenant celui des pesticides utilisés en agriculture conventionnelle. Le saviez-vous ?

Votre intervention récente au salon de l’agriculture a montré que vous aussi, Monsieur le Président êtes atteint par le syndrome anti-pesticide : vous avez paru préoccupé de la santé des agriculteurs qui pourraient être appelés à manipuler du glyphosate, dont vous avez même comparé les risques supposés à ceux de l’amiante. Pourtant, seul le CIRC, contredit en cela par l’ensemble des organismes de sécurité mondiaux, prétend que ce produit est « probablement cancérigène ». Savez-vous que le National Cancer Institute américain n’a pas trouvé, dans une étude récente (2017) portant sur 50 000 travailleurs agricoles, de lien entre le cancer et l’emploi du glyphosate ?  Décidément, vos conseillers, dans ce domaine, paraissent bien orientés…

Je me permets de vous soumettre ci-dessous une proposition qui pourrait peut-être de lever le malentendu concernant les pesticides et l’agriculture bio :

Vous savez (ou peut-être vous ignorez) que le pesticide le plus utilisé en agriculture bio est le cuivre sous la forme de sulfate de cuivre, ou bouillie bordelaise. Notons au passage, que ce produit chimique, malgré son nom fleurant bon le naturel du traditionnel, est bien un produit chimique de synthèse, puisque sa synthèse2 consiste à faire réagir l’acide sulfurique (produit pas très naturel) sur du cuivre (produit pas plus naturel). Une partie des ions cuivre de la bouillie bordelaise se retrouvent dans le sol dans lequel ils s’accumulent. Cette accumulation provoque d’abord la mort des lombrics ainsi que celle des micro-organismes, agents biologiquement importants pour l’entretien des sols. A la longue, elle finit par rendre les sols impropres à toute culture. Le saviez-vous ?  Parallèlement à la pollution du sol, le cuivre se retrouve sur la peau des fruits ou légumes traités. Notons au passage que les organisations anti-pesticides, toujours promptes à dénoncer la présence de pesticides non autorisés en agriculture biologique s’abstiennent toujours de faire rechercher la présence de pesticides comme le sulfate de cuivre dans les fruits et légumes bio car elles connaissent parfaitement la toxicité du cuivre qui est un métal lourd.

Ma proposition consiste, vue cette toxicité avérée, à proposer à vos conseillers environnement de faire interdire l’utilisation du cuivre comme pesticide. Ce produit est un poison et il est donc logique de l’éliminer dans le cadre de votre mission de protection de la santé des Français. D’ailleurs, d’autres pays de la communauté européenne comme le Danemark l’on déjà interdit. Le saviez-vous ? Je suis sûr que cette proposition d’interdiction permettrait à une partie de la vérité scientifique de se faire jour, et que peut-être certains consommateurs comprendraient brusquement qu’ils fondaient leurs principes nutritionnels sur des bases incorrectes. Monsieur le Président, est-ce éthiquement correct de les laisser dans l’erreur ?


  • (1) Il faut évidemment tenir compte des rendements. Mais ces chiffres ne sont donnés ici que pour leurs ordres de grandeur.
  • (2) En chimie, la synthèse possède une définition très précise : c'est un enchaînement de réactions chimiques mis en œuvre volontairement par un chimiste pour l'obtention d'un ou de plusieurs produits finaux, parfois avec isolation de composés intermédiaires. En réalité, les fondateurs du bio voulaient désigner et isoler tout à fait arbitrairement les produits chimiques issus des techniques de la synthèse organique. Ces produits sont actuellement tous issus du pétrole. Mais malheureusement pour nos fondateurs, le pétrole est lui-même un produit tout à fait naturel résultant de la décomposition souterraine de végétaux, eux-même tout à fait naturels. Il n'était donc pas question de trouver une définition des produits à bannir faisant référence à l'origine de la matière première. Tout ceci nous montre bien le caractère tout à fait artificiel de la distinction entre produits autorisés ou interdits en AB. En réalité, la nature est bourrée de pesticides naturels produits par les plantes pour se protéger des prédateurs, et la synthèse naturelle de ces produits obéit aux mêmes règles que la synthèse provoquée par la main de l'homme. Les vrais scientifiques sont généralement irrités par les distinctions subtiles entre les propriétés des produits naturels et celles des produits artificiels. Un produit artificiel possède les mêmes propriétés que celles du même produit obtenu par synthèse naturelle.

Commentaires   

# Pierre-Ernest 28-02-2018 21:10
Sans concertation, Michel Gay et moi-même avons écrit une lettre au Président le même jour, mais sur des sujets différents, bien qu'ils concernent tous les deux l'avenir des Français.
Lisez le passionnant article de Michel Gay : metamag.fr/.../...
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# Hervé 01-03-2018 22:52
Bonjour Pierre Ernest

Concernant la seconde partie (chimie) ce n'est pas mon domaine, je ne commente pas. La première partie serait pas mal s'il n'y avait pas la partie sur les voitures électriques ou vous avez mis complètement à coté, ce qui décrédibilise le reste de votre propos.

Pour rappel, certes les écolos racontent 80% de conneries. Mais les 20% restant sont crédibles. Ce n'est pas parce-que Hulot fait qqchose que c'est forcement une betise! Dés fois ils font des trucs pas trop bête.

Pour revenir sur les véhicules électriques, en France les voitures parcourant 400milliards de Kms chaque année, la moyenne de distance est de l'ordre de 20Km/jour. Avec une conso "a la prise" < 20kwh au 100km, ça fait 80Twh si tout le parc automobile est converti, ce qui est donc loin d'être un gros problème. Une bonne part sera produite par les installations existantes car il est possible de piloter la charge pour prioriser les périodes de basse conso (nuit,...) Hors périodes de froid intense, le réseau est largement sous exploité et peut passer cette puissance sans soucis, ce qui améliore la rentabilité des installations actuelles. En Norvège ou de mémoire, la moitié du parc est déjà converti, aucune modification sur le réseau ou ajout de centrales a été nécessaire pour le moment.

Les VE ont une autonomie entre 100 et 200Km, ce qui est largement suffisant pour une bonne part des déplacements. Le marche visé est plutôt la seconde voiture, celle utilisée pour aller bosser, pour les activités des gosses...

Enfin je ne comprends pas d’où vous sortez vos 30millions de tonnes de pétrole en plus... Faut mettre un signe moins devant..., sachant que le pétrole est pour bonne part importé de l'étranger, alors que l'argent de l’électricité est largement converti en emploi en France. De ce fait la mesure présente un petit atout économique. Les voitures électriques sont quasi rentables sans aide actuellement. Le gros soucis reste la difficulté de charger pour les citadins.
Le souci principal pour l'état sera la baisse de rentrée d'argent de la TIPP, et peut être des difficultés pour approvisionner du goudron si les imports de pétrole déclinent fortement.
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# Pierre-Ernest 02-03-2018 10:47
Bonjour Hervé,
Je pense n’avoir pas donné assez de détails dans la façon dont j’ai obtenu mes chiffres, ce qui fait qu’une lecture trop rapide de mon texte peur conduire à des erreurs dans les conclusions.
Les 33 millions de tonnes de pétrole brut correspondent à la quantité de carburants routiers utilisés annuellement par la France. Je n’ai pas retrouvé la statistique exacte sur Internet. Un chiffre moyen d’après la statistique suivante : (fr.statista.com/.../...) est de 48 millions de m3, ce qui correspond à 38 millions de tep au lieu de 33. (Remplacer le moteur thermique par le moteur électrique comme semble le désirer M. Hulot ne se limite pas aux voitures, mais à tous les véhicules, sinon, le secteur des transports continuera à émettre beaucoup de CO2) !
Votre calcul se fonde sur une consommation de 20 kWh aux 100 km. C’est un chiffre au doigt mouillé non contrôlable. Le mien s’appuie sur une valeur totale mesurée, tenant compte de tous les moteurs thermiques, y compris les camions, qui émettent, eux aussi, leur dose de CO2…
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# Hervé 07-03-2018 09:48
La voiture de mon collegue parcours 90Km chaque jour (les distances se mesurent assez bien) et engloutit 18Kwh (mesure par un compteur d'energie) ça fait 20Kwh/100. En pratique ça bouge un peu (17 à 25) en fonction de comment il appuie sur le champignon, les bouchons.... En donnée constructeur elle est a 15KWh/100, mais pour 90 km/h. Il roule plus vite (autoroute...)
C'est pas vraiment du doigt mouillé...

Par contre vos calculs, oui c'est du doigt mouillé! Rien que le rendement moteur que vous utilisez n'est pas bon (déja précisé dans mon post precedant). L'erreur est de votre coté, désolé.
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# Hervé 07-03-2018 09:56
(Suite... Cf un article sur le VE dans la rubrique concernée)
Je ne suis pas certain que hulot ait inclus les transports dans l'electrique. Certes les trains le sont (et trés performant au tonnage transporté) mais il faudrait une sacré modernisation du reseau ferré pour passer la majorité du transport (pas dans l'air du temps en tout cas). Les camions electriques c'est pas pour demain, à part les fourgons de livraison...
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# Hug 02-03-2018 13:34
Passer à un parc auto 100% électrique est une connerie, mais passer en électrique pour les voitures et scooters qui ne font que de l'urbain est effectivement crédible malgré le coût élevé. Avec une période de rechargement des batterie essentiellement calée entre 23h et 7h, il ne doit pas y avoir trop d'impact sur le parc de production électrique, ça optimiserait même le facteur de charge du parc nucléaire. On peut même imaginer que les batteries délivrent la charge résiduelle au logement où elles sont branchées durant le pic de consommation du soir. Reste à voir si en pratique c'est faisable.
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# Pierre-Ernest 02-03-2018 14:51
Le problème énergétique est effectivement différent si on limite le passage à l'électrique au cas des voitures et scooters urbains. (Mais alors, il ne faut pas annoncer, comme le fait M. Hulot, l'interdiction des moteurs thermiques à partir de 2040).

Il faut plutôt faire ce qu'ont fait les Norvégiens : donner aux voitures électriques, en plus du coup de pouce à l'achat, des avantages urbains intéressants : parkings et péages gratuits, droit de passer dans les couloirs de bus, prises de recharge gratuites dans les parkings.

Si on me propose ça à Paris, j'achète, moi aussi, une voiture électrique comme le font, à 52 % de leurs achats de voiture, les Norvégiens. Je me demande juste si le coût de telles mesures sera supporté par le budget national ou bien par celui de Madame Hidalgo.

Et finalement, je me demande si on ne peut pas forcer (amicalement) le citoyen lambda à prendre toutes les décisions que l'on désire, même les plus stupides. Il suffit d'y mettre les moyens...En Norvège, les moyens, c'est l'argent du pétrole, ce qui n'est pas très dé-carboné... En somme, les Norvégiens roule à l'électrique et font émettre le CO2 par les autres. C'est subtil, mais pas très productif question planète...
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# Hervé 07-03-2018 10:13
Sur ce plan je suis plutot d'accord avec vous et Hug mais le coup de pouce doit être sensiblement different que ce qui est proposé actuellement:
La solution la plus simple est de monter un peu plus les taxes sur les carburants importés, le marché fera le reste. Les subventions ou interdictions ont pour effet principal de gaspiller de l'argent public en promouvant des solutions onéreuses et peu efficaces et mal adaptées. ça se vérifie dans tous les domaines.

Une des difficultés du VE en ville, c'est de pouvoir le recharger quand on n'a pas d'emplacement privé pour garrer son vehicule. C'est le principal facteur limitant actuellement.
L'autre probleme est la durée de vie des batteries (trop faible) critère en fait plus important que l'autonomie. Le cout de sa location ou son amortissement est trop élevé pour ceux qui font un faible kilometrage. Si la durée de vie atteint 15ans ou plus, c'est gagné. Aux chimistes de travailler...
Le prix est déja OK car si on regarde à l'usage, ce type de vehicule ne necessite pas d'entretient, hormis les pneus à changer. Tout le reste peut techniquement durrer la vie de la voiture. Ma derniere bagnole m'a couté 22K€ et j'ai mis dessus environ 40K€ de gasoil et 10K€ d'entretien, soit 72K€ pour 500000Kms (je roule bcp). Un VE à 35K€ pour le meme service n'aurait pas couté aussi cher, même sans subventions.
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# Roger 14-03-2018 10:41
Dans le calcul d'Hervé , sur les 40KEuros de gasoil il y a environ 30KEuros de taxes qui n'existent pas pour la VE .
Ca change tout , il faudra bien d'une manière ou d'une autre compenser cela dans le budget de l'état .
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# Hervé 15-03-2018 14:55
Bonjour Roger, Oui j'en parle dans mon premier post . Cepandant l'electricité est tout de même significativement taxée aussi (environ 35%) et la baisse de l'importation de brut est elle aussi trés profitable pour l'économie. Donc on n'est pas loin.

C'est sur la voiture que que ça peche car vu l'état de notre industrie, c'est le vehicule entier qui va probablement être importé, je doute que nos industriels soient encore en état économique de développer une nouvelle techno de voiture. Renault sont les seuls à en proposer mais leur modeles sont technologiquement à la traine.
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# Candide 26-03-2018 13:34
Pierre-Ernest, vous utilisez un raccourci qui m'échappe. Quel est le rapport entre l'argent du pétrole et les voitures électriques en Norvège ? Comment les Norvégiens peuvent-ils faire émettre "leur" CO2 par les autres ?
Merci de m'expliquer...
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# Pierre-Ernest 05-05-2018 21:03
Bonjour Candide
Pardon de vous répondre après...9 jours ! Je ne découvre qu'aujourd'hui votre message, à l'occasion du message de sansoz, pour lequel j'ai reçu une notification, alors que je n'en ai pas eu pour le vôtre. Décidément, l'informatique ne marche pas à tous les coups...
Les Norvégiens ont l'avantage de produire et d'exporter du pétrole, pour lequel ils reçoivent beaucoup d'argent. Cet argent est utilisé par le gouvernement norvégien pour payer entre autres les différentes incitations qu'il offre aux possesseurs de voitures électriques. Mais le pétrole qu'ils ont vendu aux autres pays est transformé en d'autres produits (par exemple de l'essence) qui finissent en CO2. C'est pourquoi j'ai dit que les Norvégiens roulent à l'électrique grâce à l'argent du pétrole que d'autres transforment en CO2. quand on a les moyens, on peut même s'acheter une bonne conduite...
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# sansoz 05-05-2018 08:23
honnêtement je suis tombé par hasard ici, je trouve votre site très intéressant. En effet il me permet d'avoir une vision plus clair des arguments fallacieux que les "anti-écolos" utilise à longueur de journée. Vos chiffres sont en permanences humoristiques (dans le meilleurs des cas), que ce soit concernant l'énergie, ou l'agriculture qui sont deux domaines où je pense avoir des informations fiables.

Je ne rentrerais pas dans les détails ici, trop peu de temps à perdre en terrain stérile.
Sachez tout de même que les agriculteurs meurent en nombre, de problèmes de santé dus aux intrants chimiques qu'ils utilisent. Sachez aussi que j'ai suivi personnellement la conversion d'une exploitation de plusieurs centaines d'hectares vers le Bio, sans utilisation de pesticide aucun (même si, comme vous le soulignez, il est possible d'utiliser la bouillie bordelaise et même de faibles quantités d'autres pesticides de synthèse, mais sans OBLIGATION). Les rendements actuels dépassent largement les prévisions habituelles, le modèle économique est bien meilleur et viable qu'en conventionnel, et surtout : la vie dans le sol qui s'était dramatiquement appauvrit, est repartie à la normale. Pas la peine d'avoir le brevet des collèges pour observer la nature correctement !
Merci d'aller vous renseigner un peu plus correctement, d'aller sur le terrain, de rencontrer les acteurs des domaines concernés.

Je me permet tout de même de vous rappeler la chute de la biodiversité au niveau mondial, la réalité scientifique de l’anthropocène, la pollution généralisée de tous les milieux, et les centaines de milliers de morts annuels officiels directement liés aux problématiques de l'environnement au sens large. Vous défendez une vision du monde mortifère et archaïque.
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# Pierre-Ernest 05-05-2018 22:19
Bonjour sansoz
Dommage que vous ne souhaitiez pas rentrer dans les détails : si vous aviez cité un ou deux de mes chiffres que vous jugez "humoristiques" en les réfutant, cela aurait donné du poids à votre argumentation. Autrement, votre texte ne représente qu'une opinion.
Il aurait aussi été intéressant de mentionner les rendements obtenus par l'exploitation agricole convertie au bio que vous avez "suivie". Sinon, là aussi, ces rendements ne restent que des opinions.
Juste pour votre gouverne, je vous mets ci-dessous un document provenant de l'étude de cohorte AGRICAN par l'INSERM :



Dans ce tableau, on peut constater que les agriculteurs (cohorte AGRICAN) meurent plutôt moins de cancers que le reste de la population. Ça vous étonne ?
Pour votre formation, lisez toute l'étude ici :
cancerspreventions.fr/.../AGRICAN.pdf
Ça changera peut-être (qui sait) votre vision du monde agricole, mêmes si l'Internet est rempli d'affirmations anxiogènes dans le genre de celles que vous nous assénez...
Amicalement
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# Pweeny 08-05-2018 08:59
Bonjour Pierre-Ernest,

Sans être un manitou des problèmes énergétiques, c'est un sujet que je maîtrise un peu. Contrairement à Sansoz qui les met en doute, je ne peux que confirmer les chiffres que vous citez. J'apporterai cependant une petite précision;

- Si la production d'électricité en France est bien de 531 TWh pour 2016, en raison des différentes étapes de la distribution ( transformation, pertes en lignes, etc..36 TWh en 2016), des exportations (42 TWh en 2016), du pompage STEP (6,5 TWh en 2016), la consommation en France est d' environ 447 TWh en 2016. (source: RTE).

- Concernant la consommation en carburant des véhicules de transport, le rendement médiocre des moteurs thermiques dépasse rarement 30%. On peut donc estimer la consommation totale des véhicules à 130 TWh / an minimum. Reste à savoir par quels moyens sera produite cette électricité si on bannit le thermique pour le remplacer par l'électrique ( les meilleures centrales à flamme ont un rendement maximal d'environ 50 %).

- Pour ce qui est du véhicule 100 % électrique alimenté par batteries, et vu les offres du marché ( j'exclus volontairement les modèles haut-de-gamme type Tesla, hors de prix), quelles personne en achètera tout en sachant que de nuit, en hiver, son autonomie ne dépassera pas 150 km sur autoroute? Il ne peut s'agir que d'une seconde voiture! Donc un marché réservé aux personnes aisées!

Je me permettrai une autre remarque que je dédicace plus particulièrement à Sansoz.

Je connais beaucoup moins bien le domaine de l'agriculture que celui de l'énergie. Je pense cependant que vous avez raison, les agriculteurs meurent souvent précocement! C'est hélas bien plus par suicide que pour d'autres causes souvent fantasmées (msa.fr/.../...). Vous citez un agriculteur reconverti au bio qui n'utilise aucun pesticide sur ses centaines d'hectares et dont, bien que vous ne citiez aucun chiffre ou référence, les rendements ont explosé. Que se passera-t-il en cas de mildiou? Pensez-vous que la maladie s'arrêtera à la frontière de ses champs parce que "biologiques"? Je vous propose de consulter sur la grande famine en Irlande au milieu du XIXème siècle. Eux non plus n'utilisaient pas de pesticides! (fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Famine_en_Irlande)
Vous parlez également d'un meilleur modèle économique. Cet agriculteur ne bénéficie-t-il pas de subventions de la France et de l'Europe? C'est bien plus facile ainsi d'obtenir de bons résultats.

Je ne me considère pas anti-écolo comme vous dites, mais plutôt écolo-incompatible. A force de lire et d'entendre des inepties sur l'environnement, des opinions contradictoires, de l'aveuglement idéologique de personnes qui devraient pourtant posséder un sérieux sens critique, j'en suis venu à prendre toute information écologique avec de grandes pincettes et à les vérifier systématiquement. 9 fois sur 10 je découvre qu'il s'agit de "fake news", le terme est à la mode.

Vous voulez un exemple? en voici un: "http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-economiser-eau-energie.pdf"

Ainsi l'ADEME, organisme d'autorité s'il en est, nous apprend à la page 2 qu'un robinet qui goutte perd en moyenne 120 litres par jour. La vérification est facile! Prenons une (grosse) goutte de 5 mm de diamètre. Si vous faites le calcul, vous verrez qu'il faut environ 20 gouttes/ seconde pour obtenir 120 litres en une journée. Est-ce bien sérieux? Hélas les exemples sont nombreux au sein de cet organisme!

Voila, j'espère, cher Sansoz, ne pas avoir été trop long, Votre réponse à Pierre-Ernest m'a surpris par son manque de référence et de données chiffrées. Elle ne présente que l'expression d'un point de vue. Sans plus.

A vous lire,

Pweeny

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# Robert 21-05-2018 07:13
Mort de rire, le grand n'importe quoi habituel de ce cher Pierre-Ernest spécialiste autoproclamé en matière d'environnement....
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# idiot tracker 21-05-2018 16:00
Oui, oui, il faut interdire "la bouillie bordelaise qui est un poison" et continuer à autoriser et encourager l'utilisation des fongicides de la chimie organique de synthèse ( "organique", pour éviter la pontification ridicule du brave petit chimiste sur la synthèse du sulfate ou de l'oxychlorure de cuivre ) à la place. Ce ne sont pas des "poisons" (Y a bon glyphosate ) pas plus que les herbicides ou insecticides de la chimie organique de synthèse.

Quand on fera danser les couillons les vieux blaireaux à la retraite ne seront pas à l'orchestre.
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# Gringo 24-05-2018 21:40
C'est toujours très bizarre le déni de la réalité :
Depuis que l'agriculture occidentale utilise tous les moyens à sa disposition y compris les pesticides, l'espérance de vie s'est considérablement allongée.
C'est dans la ville de France où il y a le plus de circulation et de concentration de voitures (Paris) que les gens vivent les plus vieux dans le pays.
Les écolos ne valent pas mieux que le FN. Ils animent des peurs différentes (climat, pollution, maladies, etc.) et au pouvoir ce seront de bien pires fascistes.
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