C'est ce que Monsieur Hulot nous propose avec sa transition écologique

Soyons juste : Monsieur Hulot n'est pas le seul responsable, car il hérite d'une situation qu'il n'a pas lui-même créée. Mais il est fondamentalement d'accord avec les objectifs de cette transition, longuement concoctée par  les instances européennes sous l'influence permanente des lobbys climatiques, et rapidement expédiée le 5 février 2014 par le Parlement Européen. 

En conséquence de cette résolution, La France doit se lancer fiévreusement dans le remplacement des centrales nucléaires qui produisent pourtant assez de courant pour garantir les besoins du pays et même pour exporter ce courant vers les pays voisins. L'électricité produite par ces centrales nucléaires est une des moins chère de tout le continent. le nombre et la situation des centrales assure les besoins de l'ensemble des consommateurs quelles que soient les conditions : que le temps soit beau ou mauvais, qu'on soit en hiver ou en été, qu'il fasse jour ou qu'il fasse nuit. 

 Imaginons un entrepreneur de travaux publics, Monsieur Durand, qui a remporté l'appel d'offre pour la construction d'une route importante. L'entreprise est moderne et possède tout le matériel nécessaire à la construction de la route : bulldozers, pelles mécaniques, grues et camions. Elle emploie évidemment tout le personnel qualifié pour la conduite de ces engins. Constatons que depuis le succès de l'entreprise pour l'appel d'offre, Monsieur Durand passe beaucoup de temps en réunions mystérieuses avec le maire du pays et certains de ses adjoints. Et, un jour, la nouvelle incroyable tombe : pour favoriser l'emploi dans la commune, Monsieur Durand a décidé de vendre son matériel de chantier, et d'acheter à la place, des pelles, des pioches, et des brouettes. Un plan d'embauche de personnel non qualifié pour la durée du chantier est annoncé. Parallèlement, le personnel de conduite des engins vendus est évidemment licencié. Mais, le nombre d'embauchés sans qualification est très supérieur à celui des licenciés, et le maire est très fier de ce résultat. 

Remplacer le matériel de chantier moderne par des pelles, des pioches et des brouettes ? Mais c'est complètement loufoque direz-vous ! C'est tout bêtement retourner au dix-neuvième siècle et même avant ! Et vous aurez raison. Car si l'entreprise n'est pas ruinée en peu de temps par la masse salariale à payer ou par les pénalités de retard dues à un choix stupide de matériel, il faudra bien licencier le personnel non qualifié à la fin du chantier, car il sera impossible à l'entreprise de remporter de nouveaux succès d'appel d'offre - sauf si le maire du pays ou les maires des communes voisines acceptent de renflouer l'entreprise au moyen des deniers publics...

Figurez-vous que la France se trouve exactement dans la même situation que l'entreprise en question : elle possède en effet un matériel performant pour la fourniture d'électricité, à un prix très compétitif (les centrales nucléaires qui n'émettent pas de CO2) qui lui permet non seulement de garantir la fourniture de courant à tous ses habitants et à toutes les entreprises françaises, mais encore d'exporter une partie de sa production. Mais Monsieur Hulot a décidé de remplacer ce matériel performant par des moulins à vent qui défigurent le paysage, exterminent les oiseaux de passage et s'arrêtent bêtement les jours où il n'y a pas de vent, c'est à dire les trois quart du temps. Ce moyen désuet de fabriquer de l'électricité coûte de plus nettement plus cher que le nucléaire. Aussi, une loi a été promulguée qui force EDF à acheter tout le courant produit par les moulins à vent à un prix bien plus élevé que le prix normal, afin d'assurer la rentabilité (forcée) de ces machines. Ce sont les propriétaires des dites machines qui se frottent les mains ! Et EDF, pour assurer, elle aussi sa rentabilité, majore ses factures d'électricité aux consommateurs français du montant correspondant. Et c'est donc le consommateur final, vous et moi, qui payons les frais de cette décision irresponsable. Et qui seront périodiquement dans le noir si le remplacement dépasse un certain pourcentage (mal connu) car il existe malheureusement des jours où il n'y a pas de vent sur l'ensemble du territoire. Pour prévenir cette situation, on ne connait qu'un moyen : mettre en service rapidement des centrales thermiques au gaz naturel qui dégagent du CO2 lorsqu'elles fonctionnent...

Si l'objectif réel était de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour des raisons climatiques, il faut reconnaître que ce remplacement va exactement à l'encontre du but recherché : en effet, au-delà d'un certain taux de remplacement, la quantité de CO2 émise dans l'atmosphère augmente à cause des centrales au gaz de plus en plus nombreuses qu'il faut mettre en service pour compenser les humeurs changeantes du vent, au lieu de diminuer comme c'était l'objectif.

 Mais comment en est-on arrivé à cette situation désastreuse ?

La réponse, je l'ai trouvée en lisant (laborieusement) le texte de la résolution du Parlement Européen du 5 février 2014. Ce jour-là, la France s'est trouvée tout simplement poignardée dans le dos par les députés européens non français avec la collaboration active de certains députés européens français, écolos indécrottables et irresponsables, qui n'ont pas voulu défendre les intérêts de leur pays au nom de leurs CONvictions. Pour la défense des députés européens non français, il faut noter que la situation énergétique de leur propre pays n'était pas du tout la même que celle de la France. Nous allons voir pourquoi.

Au passage, pour vous détendre, je vous livre un passage savoureux de la résolution en question :

"[Le parlement Européen] prend acte de la récente publication de la première partie du cinquième rapport d'évaluation du GIEC, adopté le 27 septembre 2013, qui confirme que 95 % du réchauffement planétaire sont dus aux activités humaines (contre 90 % d'après le quatrième rapport d'évaluation, de 2007) et met en garde contre les possibles conséquences de l'inaction pour la stabilité de notre écosystème".

- Une belle perle1 qui, à ma connaissance, n'a été relevée par aucun des députés supposés connaître par cœur le texte des dites résolutions (celle-ci fait 20 pages, la perle se situe à la page 7, vous pouvez contrôler). J'ai contrôlé le texte de la résolution dans le texte en anglais et la même perle y figure. On ne peut qu'être inquiet de constater le niveau de vigilance de nos députés européens... Il se trouve d'ailleurs que la rapporteuse du présent projet de résolution, Anne Delvaux a, depuis, complètement changé de métier.

 Revenons donc à cette résolution. Au moment de sa proclamation, comme je l'ai déjà signalé, les nations représentées dans ce Parlement se trouvent dans des situations très différentes en ce qui concerne la production d'électricité.

La Pologne a un retard de développement à rattraper, et dispose d'une source abondante d'énergie fossile : le charbon. Pour cette nation, il n'est pas question de développer des systèmes de production d'énergie chers et intermittents sous prétexte qu'ils sont à la mode (l'éolien et le solaire). La seule source permettant d'accéder le plus tôt possible à un niveau de développement acceptable pour tous les Polonais, c'est le charbon. En dépit de toutes les résolutions actuelles ou à venir faisant des énergies dites renouvelables un must, la Pologne continuera donc à brûler du charbon et à émettre du CO2 ainsi que des nuages de particules fines...

L'Allemagne a pris une décision historique en décidant de démonter ses centrales nucléaires sous la pression des grünen, (les verts germaniques). Seulement, l'éolien et le solaire sont tous les deux des énergies aléatoires et il convient d'en gommer les aléas au moyen d'une source d'énergie abondante et constante : ce sera aussi le charbon, dont l'Allemagne dispose, essentiellement sous la forme de lignite, une variété peu calorique, mais abondante de charbon en Allemagne. Seulement, l'analyse que nous avons faite un peu plus haut à propos de l'entreprise qui devait construire une route avec des pelles et des pioches se réalise exactement : l'Allemagne est incapable de réduire significativement ses émissions de CO2, et doit faire appel à ses voisins les jours où il n'y a pas de vent.

D'autres pays comme l'Italie ou l'Autriche ont décidé qu'ils ne voulaient plus du nucléaire. Seulement, ils ne disposent pas de ressources fossiles abondantes : ce sera donc les énergies dites renouvelables, épaulées par des centrales thermiques au gaz naturel. Seulement, si on regarde de près les statistiques d'importation du courant, on s'aperçoit que ces deux pays font massivement appel aux pays voisins pour compenser leur production aléatoire.

La France, elle, ayant décidé et appliqué, bien avant tous les autres pays, dans les années 1970, une vrai transition énergétique, dispose aujourd'hui d'un parc de centrales nucléaires produisant une électricité abondante et bon marché, ce qui fait d'elle un exportateur net de courant électrique. Elle n'a donc aucun besoin d'installer de nouveaux systèmes de production d'énergie électrique surtout si ceux-ci sont chers et aléatoires. Tous les experts internationaux de l'énergie le disent à qui veut l'entendre. (Malheureusement, Monsieur Hulot, lui, ne veut pas l'entendre). 

L'exament du mix électrique2 de chacun des pays de l'Union Européenne montre donc que les pays sont dans des situations très dissemblables.  

Le graphique suivant intitulé "Valeur CO2 du kWh électrique pour différents pays européens" va, je l'espère, contribuer un peu à éclairer les convaincus du renouvelable à tous prix : c'est la liste des contenus réels en CO2 du kilowatt.heure électrique dans un certain nombre de pays européens, obtenue en divisant la quantité totale annuelle de CO2 émise par les différents moyens connus de fabrication d'électricité (combustion d'un carburant fossile ou autre, nucléaire, renouvelable etc.) par le nombre de kilowatt.heures produits dans ce pays. Les valeurs que j'ai obtenues sont assez différentes de celles qui sont publiées par ailleurs, mais le classement des pays est à peu près respecté. Voici mes sources :

L'Agence Internationale de l'Energie (International Energy Agency ou IEA) à Paris recense et publie chaque années des statistiques mondiales très détaillées concernant, entre autres, les productions d'électricité des différents pays membre de l'Association Internationale de l'Energie. Ses chiffres sont considérés comme les plus fiables qui peuvent être obtenus. Les données qui suivent proviennent du site de l'AIE. Les considérations suivantes ont été utilisées dans les calculs :

  • Le contenu en CO2 du charbon, du pétrole et du gaz naturels a été calculés dans plusieurs études. Les données relevées dans cette étude ont été retenues pour le charbon, le pétrole et le biocarburant.
  • Après avoir été lontemps déclaré nul par les enthousiastes du biocarburant, le contenu en CO2 des biocarburants a été estimé sérieusement dans différentes études. Les résultats obtenus dans cette étude m'ont paru être les plus sérieux Ils conduisent à la valeur de  54 g de CO2 par mégajoule, soit 0,19 kg de CO2 par kWh.
  • Les contenus en CO2 du kWh électrique obtenu par le nucléaire, l'hydraulique, la géothermie, le solaire, l'éolien et la marée  sont pris conventionnellement pour zéro.  Même si ce n'est pas rigoureusement exact, on peut considérer que ces contenus sont approximativement les mêmes pour ces différents procédés. Ainsi, les valeurs obtenues le sont par défaut et les comparaisons entre elles sont valables.

Contenu CO2

 Ce graphique permet de comparer les contenus CO2 réels d'un kilowattheure électrique fabriqué dans un certain nombre de pays européens en 2014. Chacun des députés européens aurait eu un grand avantage à consulter ce graphique avant de voter la résolution du 6 février 2015. 

Qu'indique ce graphique ? Tout d'abord que le mauvais élève de la classe Europe, si on considère les émissions de CO2 "électrique", est la Pologne avec un contenu CO2 de leur kilowatt.heure électrique de  302,4 g. Les deux meilleurs élèves sont la France (13,9 g) suivie de très près par la Suède (14,7 g). Nous apprenons également que le pays cité urbi et orbi comme l'exemple écolo à suivre, le Danemark et ses éoliennes, produit un kWh électrique à 152, 6 g de CO2 !  L'Allemagne, et son energiewende tant célébrée fait encore plus mal avec 189,6 g ! Autrement dit,  quand l'Allemagne  produit un seul kilowatt.heure, elle émet plus de CO2 dans l'atmosphère que lorsque la France en produit treize ! Et Monsieur Hulot voudrait, dans sa candeur mal venue, que la France suive l'exemple allemand !

Mais pourquoi de telles différences entre les pays européens ? La raison est très simple. Il faut regarder le mix électrique de chacun des pays, c'est à dire les différents moyens que chacun des pays utilise pour produire son électricité, et leur importance relative. Tous les chiffres utilisés dans le tableau et les graphiques suivants sont tirés des données 2014 du site de l'AIE. Pourquoi 2014 ? Simplement pour donner l'état de la production annuelle d'électricité en Europe connu au moment de la résolution du Parlement Européen le 6 février 2015.

 Tableau général

Le type de graphique qui donne la meilleure image du mix électrique 1 est probablement le type "radar". Pour ce type de graphique, on a regroupé les moyens de production en six groupes :  fossiles,  (regroupant charbon, pétrole et gaz naturel), nucléaire, hydraulique, solaire (regroupant photovoltaïque et solaire thermique), éolien, et combustibles non fossiles et autres (regroupant incinération des ordures, biocarburants, géothermique, marées et autres sources).

On construit six axes orientés vers les six sommets d'un hexagone et correspondant à chacun des groupes définis ci-dessus, les fossiles occupant la verticale haute. Les valeurs de chacun des groupes, qui correspondent au nombre de mégawatt.heure  produits en 2014 sont reportées sur chacun des axes, et les points sont finalement réunis pour former un polygone qui exprime très bien l'état du mix électrique de chaque pays. Voyez plutôt :

Mix Italie Danemark

 

Le polygone radar de l'Italie ressemble à une horloge marquant 4 heures. La grande aiguille est étirée vers le haut et montre l'addiction puissante de l'Italie aux fossiles, ce qui explique la valeur CO2 élevée (147,7 g). Le Danemark est, lui aussi, addict aux fossiles et particulièrement au charbon. Aussi, son polygone radar est situé complètement vers la partie haute de l'hexagone, avec un déport vers l'éolien à gauche, mais qui ne modifie pas la valeur CO2 qui reste élevée (152,6 g).

Mix France Allemagne

 

Le polygone radar de la France ressemble à une horloge qui a perdu sa petite aiguille et dont la grosse aiguille indique le 2. Celle-ci montre la préférence presque exclusive  de la France au nucléaire qui n'émet pas de CO2, ce qui explique la remarquablement faible valeur CO2 de notre pays (13,9 g).  L'aiguille de la France présente une légère "grosseur" en direction de l'hydraulique, lui aussi non émetteur de CO2. Mais hélas, aucun moyen de faire mieux, les sites intéressants ayant été établis en un temps où l'on pouvait réfléchir aux besoins futurs de la nation sans se soucier de l'influence néfaste de l'obscurantisme récemment libéré par une mode intellectuelle pernicieuse... L'Allemagne, comme le Danemark, reste fortement attachée aux fossiles, en dépit de toutes les proclamations sur ces deux pays prétenduement "exemplaires". L'aspect dodu de l'aiguille de l'Allemagne nous indique qu'elle reste toujours assez nucléarisée (à droite) et un peu "éolienisée" (mais pas tellement). Je ne serais pas étonné que la fermeture des centrales nucléaires en Allemagne soit repoussée définitivement aux calendes... germaniques. Qui vivra verra...

 Mix Pologne Espagne

 Le plus mauvais élève de la classe Europe est donc la Pologne (302,4 g). Son polygone radar complètement orienté plein fossiles est  en outre très fin, ce qui indique que la Pologne concentre sa production électrique sur le seul charbon. Enfin, l'Espagne après une tentative infructueuse sur les énergie aléatoires (éolien et solaire) se concentre sur le fossile, mais garde son nucléaire, et bien sûr son hydraulique ce qui lui fait un polygone radar rebondi, et une valeur CO2 relativement bonne (42,4 g).

 Deux conclusions s'imposent après toutes ces explications techniques :

 1)      Le problème (et non la problématique3) du choix des ministres apparaît dans toute son étendue, avec l'arrivée de Nicolas Hulot au poste de Ministre de la transition écologique et solidaire. Le prédécesseur du Président actuel choisissait ses ministres sur des critères parmi lesquels la compétence était pratiquement absente. Ainsi, la Ministre qui a précédé Hulot avait, comme qualité première d'avoir été la maîtresse du Président. Chose qui n'a pas choqué les Français, mais qui a dû frapper un certain nombre d'étrangers, peu habitués à ce comportement par ailleurs habituel chez les rois de France... Le choix de Hulot qui n'a apparement aucune formation supérieure, et qui a été successivement plagiste, moniteur de voile, serveur, puis photo-reporter, avant de devenir animateur de télévision qui a su choisir des sujets de reportage qui ont fait sa notoriété, est d'un autre ordre : le Président actuel a certainement tenu compte de l'extrême popularité dont celui-ci jouit. Son manque de formation fait cependant que les convictions de ce ministre n'ont strictement aucune autre base scientifique que celles que son entourage lui a apporté. Lorsque l'on sait que son ministère est peuplé d'un nombre impressionnant d'activistes verts, et que son parcours politique antérieur lui a fait côtoyer un autre panel tout aussi impressionnant d'activistes de la même couleur, on ne peut qu'être saisi d'inquiétude sur sa capacité à orienter dans la bonne direction, la politique énergétique de la France.

Cette inquiétude ne peut être qu'augmentée par les déclarations publiques du ministre dont la frange évoque les fortifications de Vauban. En effet, Nicolas Hulot n'hésite pas à pousser très loin la contrainte : "En 2040, la vente des voitures thermiques sera interdite en France".  Cette déclaration, surprennament bien acceptée par les Français, est tout simplement à la fois désolante et inquiétante. Désolante parce que l'ancien plagiste n'a rigoureusement aucune qualification pour émettre un quelconque avis sur ce que sera l'état de la technique et celui de l'économie à cette époque. En outre, je ne pense pas qu'il en ait ni le pouvoir ni le droit. Inquiétante parce qu'engager l'avenir lointain de plus de soixante six millions d'individus, c'est une mesure profondément dictatoriale. Une atteinte caractérisée à la liberté... On pourra sans doute se consoler en pensant à la célèbre réplique de Lino Ventura dans "Les Tontons Flingueurs"...

 Saltimbanques de radio, de télévision, de théatre ou de cinéma : tous ces gens là sont là pour nous distraire. Pas pour prendre des décisions lourdes de conséquences, qui les dépassent complètement. 

2)      La France possède la chance historique d'avoir fait sa transition énergétique il y a quarante ans en misant sur l'énergie nucléaire, ce qui lui a donné une indépendance énergétique incontestable en même temps qu'elle assurait aux Français une énergie électrique sûre et bon marché et qu'elle se constituait une compétence internationale parfaitement reconnue. A cela s'ajoute aujourd'hui le fait que le nucléaire est une énergie totalement décarbonée ce qui devrait, logiquement, faire le bonheur de l'écolo le plus intransigeant...

Il ne nous reste qu'à espérer qu'un de nos politiques aura assez de c... au q pour assumer pleinement l'héritage énergétique visionnaire du Général de Gaulle, véritable joyau en comparaison des piètres performances des autres pays européens, (à l'exception de la Suède), et qu'il fera cesser les bêlements toujours plus bruyants des anti-nucléaires qui ne voient vraiment pas plus loin que le bout de leur nez à un moment où le politiquement correct traditionnel devrait céder le pas au courage...

 

 

(1)     (22 novembre 2017)    A la demande de mes correcteurs particuliers, je rajoute une petite explication : la perle provient du fait que les rédacteurs du texte de la résolution ont confondu la probabilité d'occurence exprimées en pourcentage avec le pourcentage relatif de la contribution des activités humaines. Voici le texte du GIEC (extrèmement probable = 95 % de chances) :
"Il est extrêmement probable que plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne à la surface du globe entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation anthropique des concentrations de gaz à effet de serre et à d’autres forçages anthropiques conjugués. L’estimation la plus probable de la contribution humaine au réchauffement est semblable au réchauffement observé sur cette période; {10.3}" .
La phrase aurait du être : ""[Le parlement Européen] prend acte de la récente publication de la première partie du cinquième rapport d'évaluation du GIEC, adopté le 27 septembre 2013, qui confirme qu'il est extrèmement probable que plus de 50 % du réchauffement planétaire sont dus aux activités humaines (contre 'très probable' d'après le quatrième rapport d'évaluation, de 2007) et met en garde contre les possibles conséquences de l'inaction pour la stabilité de notre écosystème". En somme, le Parlement Européen remplace "plus de 50 %" par "95 %". Ce n'est pas une paille. C'est une poutre.
(2) Mix électrique : c'est la situation chiffrée des différents moyens qu'utilise le pays pour produire de l'électricité à un moment donné. Celui-ci peut être représenté graphiquement.  
(3) La mode impose qu'on utilise "problématique" à la place de "problème". Rappellons que le substantif "problématique" désigne la science de résoudre les problèmes (Le petit Robert) et n'est donc pas interchangeable avec "problème" malgré la mode actuelle. Autant on peut accepter la naissance de mots nouveaux dans un monde changeant, autant il faut essayer, je crois d'éviter la perte d'un mot du fait d'un remplacement parfaitement inutile.

Commentaires   

# Hug 18-11-2017 17:12
Cette loi de transition énergétique est effectivement consternante, mais elle ne fait qu'aggraver les orientations initiées à l'époque du gouvernement Jospin et renforcées par ses successeurs et qui ont mis en place les conditions favorables au développement des énergies inefficaces.
Et le tsunami de mars 2011 au Japon n'a pas été préjudiciable qu'à la centrale de Fukushima. Il a été aussi ravageur pour notre parc nucléaire bien qu'il ne soit exposé à quasiment aucun risque extérieur.
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# the fritz 21-11-2017 10:27
Les derniers risquent extérieurs ont été révélés par des militants de green peace qui ont envahi la centrale nucléaire ( de Tricastin me semble -t-il); en incitant des terroristes de suivre leur geste , il aurait fallu traiter ces militants comme des terroristes , au mieux les mettre en taule pour des années, au pire les sommer de partir ou leur tirer dessus
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# Candide 24-11-2017 14:15
En conséquence de ce texte très bien documenté (merci Pierre-Ernest) l'interdiction du chauffage électrique citée dans la RT 2012 constitue aussi une belle con...rie puisqu'elle force à remplacer des kWh nucléaires à très faible taux d'émission de CO2 par des kWh gaz ou fuel à taux d'émission de CO2 maximum.
Décidément, l'enfer est plus que jamais pavé de bonnes intentions, et l'enfer vert particulièrement !
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# Barbe 11-12-2017 10:17
Cela en montre en tout cas une chose : que les écolos que vous dénigrez sont beaucoup moins obtus que vous ne le prétendez. Il est possible de n'être pas focalisé que sur le seul CO2.
Et expliquez moi comment la France peut-être indépendante énergétiquement alors que les milliers de tonnes d'uranium naturel achetés ne viennent évidemment pas de chez nous. Enfin quand vous parlez avec enthousiasme du nucléaire tel que nous le pratiquons en France n'oubliez pas:
1/ De parler du coût "réel" du grand carénage. Pas sûr qu'à ce moment là le nucléaire soit l'alternative économiquement la moins chère.
2/ D'évoquer la problématique de déchets. Les défenseurs acharnés du nucléaire (je n'y suis pas opposé mais Tchernobyl et Fukushima ont montré qu'il peut représenter un risque majeur) oublient souvent de parler de ce "détail".
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# Barbe 11-12-2017 10:20
Quant à Candide : non la RT n'interdit pas l'usage de l'électrique (par exemple les chauffe-eau thermodynamiques qui remplacent les vieux chauffe-eau électriques prouvent le contraire) mais elle demande un niveau d'isolation accru et une conception du projet réfléchie.
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