Trop persuadée de la puissance de sa masse de commande, l’Europe a forcé les prix du vaccin vers le bas sans apparemment réaliser que la sécurité d’approvisionnement devait, elle aussi, être rémunérée, et justifiait un prix à payer plus élevé.

La lutte contre le réchauffement climatique présentée par tous les médias comme une sorte de croisade citoyenne et écoresponsable pour employer deux mots à la mode risque de n’apparaître plus en réalité qu’une arnaque à grande échelle lorsque le citoyen réalisera l’insignifiance des résultats prévus par rapport aux efforts qu’on lui demande.

La fin du XXe siècle a vu l’apparition de plusieurs modes à l’échelle quasi planétaire. Le “bio“ en fait partie. Il procède, comme d’autres modes, de l’influence de plus en plus prégnante de l’écologisme, ce courant de pensée qui a réussi à faire passer la nature devant l’humain.

Dans son dernier livre « La religion écologiste », Christian Gérondeau montre clairement l’absurdité des mesures anti-réchauffement préconisées par le GIEC et reprises consciencieusement par la Commission européenne cornaquée par madame von der Leyen.  l s’agit bien d’absurdité. Et si les mots ont un sens pour vous, je vous conseille de vous référer au Petit Robert. Selon cet ouvrage de référence, absurdité signifie : contraire à la raison, au sens commun, qui viole les règles de la logique, dont l’existence ne paraît justifiée par aucune fin dernière. Vous allez voir dans les lignes qui suivent que le mot qualifie assez bien ce qui est en train de se passer en Europe. Les mesures en question ont pour objectif de réduire progressivement les émissions de CO2 jusqu’en 2050 afin qu’elles soient nulles en 2050 ; émissions entièrement compensées par l’absorption via les puits de carbone naturels. Les puits de carbone naturels sont constitués d’une part par la mer et d’autre part par la végétation qui se nourrit grâce au CO2 présent dans l’atmosphère. Pour le calcul qui va suivre, on considérera que ce puits naturel absorbe la moitié des émissions dites anthropiques de CO2, ce qui est conforme aux observations actuelles. En effet, si l’on en croit les références du GIEC, on ne retrouve en augmentation dans l’atmosphère qu’environ la moitié du CO2 anthropique émis. LE FLUX ET LE STOCK Christian Gérondeau a inscrit à juste titre sa démonstration dans un chapitre intitulé « Le flux et le stock » car il semble bien qu’aveuglé par son obsession de réduction des émissions de carbone le GIEC n’a tout simplement pas remarqué que ce qui provoquait – d’après la doxa en vigueur – le réchauffement observé actuellement, c’était la totalité du CO2 présent dans l’atmosphère (le stock) et non pas seulement la quantité de CO2 émise annuellement par les humains (le flux). Bien sûr, ce dernier influe sur le premier, mais il est fondamental d’observer dans quelles proportions il le fait, ce qui, apparemment, a été totalement oublié par le GIEC. Et on entend pourtant que cette Organisation des Nations Unies est un organisme scientifique ! Examinons quelques chiffres. La quantité de CO2 présente dans l’atmosphère est évaluée à 3258 gigatonnes, soit 3,258.1012 tonnes. La quantité de CO2 émise par le monde en 2019 a été de 32 224 millions de tonnes (3,222. 1010 tonnes), soit environ le centième de la quantité présente dans l’atmosphère. Si on atteint zéro émission en 2050 la quantité de CO2 émise de 2021 à 2050 (30 ans) sera de : 3,222.1010 x 30/2 = 4,833.1011 tonnes. C’est ici qu’interviennent maintenant les importants concepts de flux et de stock. En effet, en tenant compte de l’absorption par les puits de carbone, l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère (flux) sera donc de 4,833.1011/2 = 2,421.1011 tonnes, soit environ 7 % de la masse totale de CO2 (stock) dans l’atmosphère, en 30 ans. Remarquons que cette variation de stock correspond à une variation du taux atmosphérique de CO2 de seulement 30,8 ppm à comparer à la valeur que tout le monde connait de 415 ppm environ qui est la teneur actuelle en CO2 de l’atmosphère terrestre. Ici, une remarque s’impose : si tout le cinéma préconisé par le GIEC et transposé par la Commission européenne puis la législation française (loi climat, taxe carbone destruction programmée de l’industrie automobile et tutti quanti…) n’aboutit qu’à une réduction de 30 petites ppm du taux atmosphérique de CO2, on peut pressentir que les effets de tout ce patacaisse climatique n’auront sur les températures qu’une influence minime. La suite du raisonnement va vous montrer que cette intuition n’est pas démentie par le calcul. UN CALCUL SIMPLE À PARTIR DES DONNÉES DU GIEC Pour ce calcul, on admettra avec le GIEC que la relation entre la variation du taux de CO2 atmosphérique et la variation de température induite est de nature logarithmique. Il y a d’ailleurs certaines justifications théoriques à cette relation. En d’autres termes, le lien entre la variation de température (t1 = température initiale et t2 = température après augmentation) et la variation de la concentration atmosphérique en CO2 (C1 (ppm) = concentration initiale et C2 (ppm) = concentration finale) peut s’écrire : t2 – t1 = Alog10(C2/C1)         (1) Dans le cas d’un doublement de la concentration en CO2, la variation de température est, par définition, ce qu’on a appelé la sensibilité climatique. Selon  le GIEC, cette grandeur serait comprise entre 1,5 et 4,5 degrés, et plus précisément de 3 degrés  selon certains auteurs, mais sans garantie… Cette dernière valeur nous permet de déterminer le facteur A qui ne dépend que du type de logarithme choisi. En effet, on peut écrire, pour un doublement de la concentration en CO2, et à partir de l’équation (1) : C2/C1 = 2  et t2 – t1 = 3 (sensibilité climatique = 3 °C) et donc avec des logarithmes décimaux :        : 3 = Alog10(2) et donc A=3/log10(2) = 9,97 L’équation (1) devient alors : t2 – t1 = 9,97log10(C2/C1)                          (2) À ce stade, on peut remarquer que le rapport des concentrations est égal au rapport des quantités totales de CO2 présentes dans l’atmosphère, et on peut donc remplacer le rapport des concentrations par le rapport des quantités : t2 – t1 =9,97log10((3,258 1012+2,421 1011)/ 3,258.1012)     (3) Et ce calcul nous donne : t2 – t1 = 0,310 degré (pour une sensibilité climatique de 3 degrés) Détaillons-le, parce que ce résultat est vraiment incroyable : Si le monde entier suivait les recommandations du GIEC et acceptait de cesser complètement les émissions de CO2 en 2050, on pourrait espérer un abaissement moyen des températures de surface terrestre de SEULEMENT 0,31 degré.  URGENCE CLIMATIQUE : CE QUE PROPOSE MADAME VON DER LEYEN Quelles sont les conséquences des décisions de la Commission européenne ? Les voitures à essence : premières victimes Alors que l’observation du réel montre que les voitures électriques restent beaucoup plus chères que leurs sœurs à essence, qu’elles restent et resteront lentes à la recharge et que le kilométrage garanti par une charge est et sera toujours nettement plus faible que celui d’un plein, madame von der Leyen s’obstine, en bonne allemande, au grand remplacement des voitures à combustion interne par des voitures électriques. Évidemment, elle ne souffrira pas, elle, du changement. Les taxes arrivent en escadrilles serrées   Sur les carburants pour le fret maritime et aérien, sur le fuel domestique, sur les importations de certains produits, dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, du ciment, des engrais, ou de l’électricité. Cela fera monter mécaniquement le coût de la vie. Encore plus d’éoliennes et de panneaux solaires Avec l’augmentation du prix de l’électricité afférent (voir le Danemark et l’Allemagne), et les risques de black-out (plus de courant au beau milieu de l’hiver). Encore une occasion d’augmenter le coût de la vie. Ce « grand bond en avant » concocté par une écologiste passionnée et pas spécialement appréciée dans son propre pays va réduire le pouvoir d’achat des citoyens européens de 10 à 15 % selon les experts. Et tout ça pour une réduction de l’augmentation des températures de 0,31 degré si le monde entier le faisait, mais plus probablement nettement moins si on est quelque peu réaliste sur les réductions réelles des émissions dans le monde. En effet, les prévisions ne correspondent pas du tout aux espérances de madame von der Layen. URGENCE CLIMATIQUE : VOYONS DONC CE QU’EN PENSENT LES EXPERTS Les émissions mondiales de CO2 Vues par la EIA1. La EIA édite annuellement ou bisannuellement un IEO (International Energy Outlook) qui est un résumé de données sur l’énergie dans le monde. Le graphique ci-dessous est tiré du dernier IEO publié, (2019).   Ce graphique nous montre que les prévisions d’émissions de CO2 ne sont pas, mais alors pas du tout conformes aux recommandations du GIEC. Les pays de l’OCDE montrent une très légère décroissance des émissions entre 2019 et 2050 (-0,2 % par an). Les pays de l’OCDE comprennent les États-Unis, tous les pays européens, le Japon, la Turquie, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, Israël, la Colombie et le Mexique. En gros, ceux qu’on nomme les pays de l’Ouest. Les pays non OCDE comprennent entre autres la Chine, l’Inde, la Russie, les pays d’Afrique, et les autres pays d’Asie. Il est prévu pour eux un développement des émissions de CO2 de 1 % par an. Ces prévisions apparaissent cependant relativement optimistes, et le développement récent de la Chine devrait inciter à plus de réalisme. Les émissions de CO2 ont toujours été consécutives au développement des pays, et il y a peu de raisons de penser que ce chemin ne sera pas suivi par les nouveaux pays en développement, même si madame von der Leyen souhaiterait le contraire… Tout ça pour ça. Si on calcule maintenant selon la formule logarithmique énoncée plus haut, l’effet des mesures climatiques proposées à l’Europe par madame von der Leyen, on arrive au chiffre de réduction des températures suivant : -0,031 degré Celsius Oui, vous avez bien lu, il s’agit de 3 centièmes de degré Celsius, à mettre en face des mesures drastiques que la Loi climat actuellement en discussion à l’Assemblée nationale va détailler, et vous avez plus haut tous les éléments pour recalculer vous-même ce chiffre. On peut prévoir que les Français vont réagir à cette comparaison, et comme le prévoit Samuele Furfari, ce ne sera pas seulement les gilets qui seront jaunes, mais plus sûrement toute la garde-robe… Mais puisqu’on cite des chiffres, en voici encore quelques-uns que vous pouvez vérifier ici.   Remarquons que les émissions annuelles moyennes de chaque Français (4,56 t/an) se situent largement en-dessous de celles de chaque Chinois (6,68 t/an) mais aussi très en-dessous de celles des Allemands (8,7 t/an) et naturellement très largement en-dessous de celles des Américains (14,61 t/an). Les Français doivent cette performance à ceux qui ont doté la France des équipements producteurs d’énergie adéquats que sont les centrales nucléaires, qui comme certains l’ignorent ne produisent pas de CO2, et qui, entre autres avantages, occupent le moins de place par kWh produit. Il est possible que les temps prochains soient chauds en France et particulièrement sur les ronds-points, si l’Assemblée nationale suit la voie indiquée par madame von der Layen. Heureusement, les élections présidentielles arrivent, et il est plus que probable que la raison revienne subitement aux députés… 1 : EIA : US Energy Information Administration (Organisation US pour l’information sur l’Energie)  Sur le web : Contrepoints

Contrairement à ce que l’attitude des commentateurs suggère, l’Etat n’a pas réellement le pouvoir d’améliorer le pouvoir d’achat des Français et règle le problème en alourdissant la dette. Les politiques auront à s’expliquer sur les conséquences néfastes de leurs décisions.

Le « bouclier tarifaire » créé par le gouvernement ajoute annuellement 480 millions d’euros à la dette publique déjà énorme. Par ailleurs, si celle-ci était effacée, les ressources de l’Etat se trouveraient paradoxalement amputées de presque 30 % e gouvernement doit tous les ans résoudre un problème récurrent : on l’appelle le budget. Il consiste à faire correspondre une liste de dépenses prévues, ordinairement classées dans l’ordre des ministères qui les présentent à l’approbation des parlementaires, avec une liste d’impôts et de taxes. Les gouvernements n’ont en effet aucun autre moyen que ces deux instruments de se procurer de l’argent. Depuis plus de 40 ans néanmoins, devant la difficulté d’équilibrer ses comptes, le gouvernement a fait appel au crédit. Celui-ci est, comme chacun le sait, un moyen de régler les urgences en empruntant provisoirement sur le marché financier pour rembourser dès que possible. Le problème c’est que le provisoire est progressivement devenu définitif, et que la partie des dépenses non couverte par les recettes est finalement devenue monstrueuse. France-Trésor, le machin magique Actuellement, une agence spécialisée appelée France-Trésor emprunte à 10 ans pour rembourser les emprunts antérieurs qui arrivent à échéance. L’opération, qui est par ailleurs un classique de l’escroquerie financière, s’appelle la cavalerie bancaire. Elle est punie par la loi si elle est pratiquée par des personnes physiques ou morales. Elle est cependant largement pratiquée par certains gouvernements qui n’arrivent pas à ne pas dépenser plus que ce que les impôts et taxes leur rapportent. France-Trésor se livre donc à un exercice qu’on appelle « faire rouler la dette », c’est-à-dire que ses agents remboursent le principal[1] de la dette arrivant à échéance avec de l’argent provenant d’une nouvelle dette. L’opération est plutôt rentable si les taux d’intérêt sont négatifs ou nuls. Elle ne l’est pas si ceux-ci (re)deviennent positifs. Un « bouclier » qui ne protège personne Devant l’augmentation vertigineuse du prix de l’énergie, le gouvernement français a décidé de payer une partie du prix à la place du consommateur français pour sa consommation d’électricité, de gaz et de carburant. Il appelle cette opération le « bouclier tarifaire », voulant donner par le choix de ce mot l’impression que les Français sont protégés par ce dispositif. Il a annoncé que le coût de l’opération avait déjà été de 24 milliards pour environ 1 an. 24 milliards, ce n’est pas rien. Cela représente 360 euros par Français, pas loin de 1 000 euros par famille. Comme le gouvernement n’a pas un kopek pour payer ça, il doit emprunter, actuellement donc à  environ 2 % sur 10 ans. En conséquence, il doit payer 24 x 2 % = 480 millions par an, soit 4,8 milliards sur 10 ans et rembourser le principal (24 milliards) à l’échéance. Le « bouclier » s’ajoute donc simplement à la dette publique dont le service est payé par le contribuable. Cela revient simplement pour le contribuable à décaler de quelques années le paiement de l’électricité ou du gaz qu’il consomme, en payant  en plus les intérêts. Enfin, pas tout à fait : il paye aussi au passage une partie du prix de l’énergie consommée par d’autres. Et le gouvernement reçoit les remerciements des consommateurs pour sa générosité… La dette publique : le danger est réel Ce petit geste de Monsieur Macron aidé de Madame Borne, destiné à éviter la colère de certains consommateurs qui pourraient imiter les gilets jaunes qui leur font si peur, est donc créateur d’un alourdissement de la dette publique de 480 millions d’euros par an. La particularité de cet alourdissement est d’être éternel, c’est-à-dire qu’il ne s’arrêtera jamais dans les conditions financières actuelles. Pour l’arrêter, il faudrait que le gouvernement dispose de 24 milliards d’euros qu’il ne possède pas, et qu’il les rembourse à son créancier. Mais, il est important de noter que cette charge s’ajoute à une multitude d’autres charges éternelles elles aussi, conséquences de dépenses nouvelles engendrées pendant la période dite du « quoi qu’il en coûte », et des dépenses de toutes sortes crées et acceptées par les députés depuis que l’on a décidé de dépenser systématiquement plus que ce que les impôts et taxes rapportaient, c’est-à-dire depuis l’année 1978. Le cumul de ces excès de dépenses sur les recettes représente la bagatelle de 2 902 milliards d’euros à fin mars 2022 soit environ 43 000 euros par Français. Avec un taux d’intérêt de 2 %, ce montant représente une dépense de 58 milliards par an uniquement pour le paiement des intérêts. Mais à cela, s’ajoute ce que de nombreux commentateurs bizarrement négligent (ou ignorent) : le remboursement du principal qui, s’il s’effectue sur 20 ans par exemple, sera d’environ 145 milliards par an. L’énormité de ces chiffres conduit certains à penser que cette dette ne sera jamais remboursée. La question qui se pose est cependant : quelles seront les conséquences de cette défection ? Un risque sciemment ignoré L’extinction de la dette publique, même décrétée et actée soudainement et sans crise, supposition qui demande un optimisme à mon avis démesuré, conduit à un  nouveau problème de taille qui est le suivant : En cas d’effacement soudain de la dette, (« Monsieur le créancier, je déclare ne plus rien vous devoir à partir d’aujourd’hui ») on peut être sûr que les créanciers floués n’accepteront évidemment pas de recommencer immédiatement à prêter. Si plus personne ne veut prêter, les ressources du gouvernement se trouveront brutalement amputées du montant du « trou » habituel du budget appelé innocemment “déficit à financer“ qui est d’environ 154 milliards pour  l’année 2022. Sachant que le total des dépenses prévues de la France était pour 2022 de 523 milliards, le problème à résoudre sera : où rogner sur des dépenses de 523 milliards, sachant que les ressources auraient baissé de 154 milliards, soit presque 30 % du total ? Le problème apparait tellement dépourvu de solution qu’on peut être sûr que le gouvernement ne se mettra jamais volontairement dans une telle situation. Cependant, on peut aussi redouter que la crise finisse bien par éclater un jour ou l’autre, probablement parce qu’une agence de notation rétrogradera sérieusement la note de la France. Ce jour-là,  les taux d’emprunt remonteront brusquement, et le gouvernement risque de n’être plus en mesure de faire fonctionner son administration parce qu’il ne pourra plus assurer le salaire de ses fonctionnaires. Et ceux-ci se trouveront évidemment dans la rue. On regrettera alors que leur nombre soit si élevé… L’humain est ainsi fait qu’il s’habitue aux risques qui grandissent sans bruit, et il les ignore. Au lieu de nous bassiner en permanence avec des risques hypothétiques climatiques ou maritimes, les médias seraient mieux avisés de nous mettre en garde contre les risques réels et immédiats comme celui décrit plus haut… [1] Le principal, c’est le montant de la somme empruntée, sans les intérêts.   Sur le Web

La course à la diminution des émissions de CO2 est une course perdue d’avance. Elle peut même s’avérer non éthique et contre-productive. ne chose apparaît maintenant assez clairement : nous n’arriverons probablement  jamais à atteindre les objectifs qui ont été fixés par le GIEC dont la mission était de prouver que le réchauffement du climat  que nous subissons actuellement était bien d’origine humaine. Face à cette constatation, plusieurs attitudes sont possibles. On peut, comme les Allemands nous le montrent, persister dans la voie choisie, même lorsqu’il apparait qu’elle mène sûrement vers une catastrophe. On pourrait, au contraire, faire amende honorable lorsqu’il en est encore temps, et redresser en quelques années une situation encore rattrapable. C’est la solution que j’ai l’audace (ou l’inconscience) de proposer. Nous avons en effet passé des dizaines d’années à financer des recherches sans fondement véritablement sérieux, à installer des éoliennes peu productives, à couvrir les prairies de panneaux solaires inefficaces, et à verdir ridiculement tout ce qui se vend. Tout l’argent qui a été dépensé dans ces actions prétendant sauver la planète aurait pu au contraire être utilisé utilement à améliorer les conditions de vie de ceux qui en ont besoin, à financer des travaux de recherche réellement utiles et non pas systématiquement définis par les  doctrines à la mode, et bien évidemment et en premier lieu à orienter les dépenses vers les choix de ceux auxquels cet argent a été pris. Je vois déjà le mouvement de dénégation de certains des lecteurs à l’énoncé de ces simples constatations. Alors j’insiste :  oui, je pense que nous avons tous été complètement formatés, certains dès leur plus jeune âge, et que nous fonçons vers encore plus de mesures complètement contre-productives, irrésistiblement guidés par un mouvement qui se dit planétaire, et qui veut nous forcer dans une direction choisie par quelques-uns qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. La réalité des engagements de diminution des émissions de CO2 Remarquons cependant que certains pays résistent à suivre ces joueurs de flute. Parmi elles, on reconnait le pragmatisme éternel des Américains qui ont rapidement compris le caractère fortement illusoire de cette révolution verdissante. Évidemment, me direz-vous, c’est à cause de ce personnage complètement stupide de Trump ! Détrompez-vous, chers lecteurs. Le Président Trump ne fait qu’appliquer les convictions fortes d’une majorité d’Américains qui ne croient pas ce que leur racontent leurs flutistes. C’est une application parfaitement logique de ce qu’on appelle la démocratie. Les médias européens, tous plus anti-trumpistes les uns que les autres nous présentent systématiquement le point de vue de leur phare mondial qui s’appelle the New-York Times, qui est un journal démocrate systématiquement opposé à tout ce que fait le président Trump.     Face aux États-Unis[1], se trouve la Russie, qui a suivi apparemment toutes les recommandations énoncées par les accords de Paris de 2015, mais qui se garde bien de les appliquer, n’ayant apparemment pas encore, au bout de 5 ans, eu le temps de rédiger son acte de contrition sous la forme d’objectifs de réduction d’émissions auxquels ce pays est tenu par les accords. (Chacun agit selon les atouts qu’il a dans sa main). Plus au Sud, la Chine, contrairement à ce que les médias nous présentent en général, a eu l’intelligence d’affirmer haut et fort en 2015 qu’elle continuerait pendant au moins quinze ans à émettre toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (référence). Au moment où elle a présenté son plan, elle a été félicitée par le Président Obama qui y a vu l’occasion de présenter son propre plan consistant à ne rien changer à ce qui était déjà prévu chez lui depuis plusieurs années. (même référence). L’un servant de caution à l’autre, les intérêts de l’un et de l’autre ont fait l’objet d’un « accord » Chine-USA. Et le plus beau de l’histoire, c’est que nos médias ont applaudi ce marché de dupe, à croire qu’aucun journaliste n’a eu l’occasion de lire et d’analyser le texte de l’accord annoncé de part et d’autre du Pacifique. Si maintenant, on considère les émissions futures probables des pays asiatiques qui poursuivent activement leur développement (les quatre dragons asiatiques, Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong et Singapour) celles-ci ne sont pas prévues à la baisse, et la Corée du Sud (principal émetteur), a même récemment annoncé qu’elle renonçait à la neutralité carbone pour 2050. Voyons maintenant ou en sont aujourd’hui les accords dits de Paris, par lesquels, si on suit ce que sous-entendent les médias occidentaux, le monde entier est en train de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. La carte ci-dessus donne la situation des pays en 2019 concernant les engagements climatiques résultants des accords de Paris (COP21) de 2015. On peut observer que les seuls pays au comportement "satisfaisant" se réduisent à une petite tache verte au milieu de la carte : les pays d’Europe. Tous les autres, soit n’ont pas donné leurs engagements (Russie, Turquie, Iran etc.), soit n’en ont pas, (USA, Australie, Chine, Amérique du Sud etc.), soit sont classés parmi les "partiellement suffisants" (Canada, Brésil, Australie). Il apparaît donc pour le moins excessif de considérer que le monde est en train de restreindre ses émissions de gaz carbonique. Et il serait bon, à mon avis, que nos médias veuillent bien nous tenir au courant de ces questions, ne pensez-vous pas ? D’ailleurs, l’évolution du taux atmosphérique de CO2 ci-dessous nous montre bien, s’il en était besoin, que les émissions se poursuivent strictement au même rythme qu’avant et que la réduction n’est pas (encore) tout à fait là[2]. Le graphique ci-dessus, en provenance de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) nous montre, en noir, l’évolution du taux atmosphérique moyen de CO2 et en rouge, l’évolution mensuelle. Les fluctuations annuelles observées (courbe rouge) sont dues aux plantes de l’hémisphère nord (l’hémisphère sud est constitué essentiellement par des océans). Dès le printemps, les plantes absorbent du CO2, ce qui fait baisser le taux atmosphérique jusqu’à l’automne où de nombreuses plantes meurent ou cessent d’absorber, ce qui provoque la remontée du taux. À cela s’ajoute le phénomène de dégazage des océans (le CO2 est émis par les eaux plus chaudes en été) et dissolution (phénomène inverse) en hiver. Pour ce dernier phénomène, la compensation climatique entre les deux hémisphères se fait en faveur de l’hémisphère sud, essentiellement couvert par des océans comme déjà exprimé. À noter que la puissance de ces deux phénomènes (plantes + émission/dissolution du CO2 dans la mer) qu’on peut exprimer en tonnes de CO2 par unité de temps, est bien plus grande que celle des autres émissions (dont les émissions anthropiques). Il existe de par le monde une série de pays grands ou petits qui ont décidé de se développer, et qui se sont efforcés de s’en donner les moyens. On les appelle les "NPI" (Nouveaux Pays Industrialisés). Ce sont : Les cinq « bébés Tigres» : Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Philippines, Viet-Nam. Les « jaguars » : Mexique, Chili, Colombie, Argentine. Les BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. La Turquie. Tous ces pays ont compris que c’est le développement industriel qui permet le développement humain. L’industrie et les services qui vont avec (logistique, matières premières, énergie etc.) se développent en émettant plus de CO2. Développement et production de CO2 sont intimement liés, et même inséparables dans l’état actuel de nos connaissances et de nos moyens. En effet, tous les pays déjà développés ont assuré leur développement en émettant du CO2. Il n’y a pas de vrai plan B pour se développer sans émettre du CO2, malgré les désirs des bonnes âmes. On peut donc s’attendre, dans un futur proche, par suite du développement de ces pays, à voir les émissions de CO2 continuer à augmenter, et non pas à diminuer. Et il faut admettre que ce développement, et donc les émissions de CO2 qui vont avec, est une excellente chose pour les habitants de ces pays, et que nous devons les accepter, parce que cela correspond à des millions de personnes qui sortent de la misère. Que représentent la France et l’Europe vis-à-vis du reste du monde D’après la majorité des médias en général, qui expriment l’opinion de la majorité des scientifiques, ces émissions, si elles se poursuivent au même rythme, doivent conduire à une augmentation des températures, et c’est en tous cas une hypothèse solidement entretenue dans la partie du monde qu’on appelle l’Occident. Mais il faut savoir que le reste du monde n’a pas tout à fait la même façon de voir le problème que les Occidentaux. Que ce reste du monde qui, entre parenthèses, contient un nombre bien plus important d’individus que l’Occident, considère le réchauffement climatique comme un problème mineur, ou qu’en face du choix entre le développement ou la mort il ait choisi le développement, il est pour nous important de comprendre qu’il serait probablement très difficile, voire impossible d’empêcher d’émettre du CO2 ceux qui sont pauvres mais qui ont décidé de sortir de la misère. Le reste du monde se moque éperdument du confort de l’Occident, et il serait plus efficace de s’en rendre compte, et de régler nos actions en conséquence. Le graphique ci-dessus compare la situation de la France (tout en bas du graphique, en bleu) et l’Union Européenne, à celle des pays émetteurs de CO2 les plus importants dans le monde. L’auteur d’un graphique similaire appelle les pays de cette liste, des pollueurs. C’est une erreur, car le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz inoffensif qui sert de nourriture aux plantes. Sans CO2 dans l’atmosphère, les plantes ne pourraient pas vivre. La limite de teneur atmosphérique en-dessous de laquelle les plantes ne peuvent pas survivre serait d’environ 100 ppm. Et nous sommes actuellement à 410 ppm. La science nous a appris que les plantes se trouvaient en amont de notre chaîne alimentaire. Nous ne pouvons donc clairement pas nous en passer, même en ne mangeant que des beefsteaks, parce que le bœuf, lui, est herbivore… Ce qu’on voit aussi dans ce graphique, c’est que les émissions de l’Union Européenne ne représentent que 3 330 millions de tonnes (sur un total de 34 169 millions de tonnes de CO2, soit moins de 10 % du total des émissions de 2019). Source. Autrement dit pas grand-chose. Et que les émissions de la France, elles, ne représentent que 0,88 % de ce total,  c’est-à-dire pratiquement rien. Ce dernier chiffre signifie que tous les efforts que peuvent ou pourront faire les Français pour changer quelque chose au réchauffement climatique, en admettant que ce changement soit possible en diminuant les émissions de CO2, ne servent pratiquement à rien, à part peut-être à enrichir les personnes qui ont ou auront la bonne idée d’investir dans les actions pour le climat. Nos concitoyens, qui assistent en permanence à l’application des mesures destinées à contenir la température moyenne terrestre et qui payent des impôts ou des taxes pour ça s’attendent probablement à voir un jour leurs effets, qui pourraient être, par exemple, l’abaissement ou au moins la stabilisation du niveau de la mer ou la diminution du nombre annuel des cyclones, ou encore, qui sait, un retard dans la date des vendanges. Ils seront sans doute déçus de constater que la mer continue de monter, comme elle le fait d’ailleurs depuis la dernière période glaciaire. Source. Pourquoi ne pas l’expliquer aux Français ? Pourquoi, alors, s’obstiner à ces efforts certes méritoires, mais qui sont inutiles en pratique? Et pourquoi, surtout, ne pas l’expliquer très simplement aux Français qui ne sont certainement pas tous des veaux et qui seraient peut-être bien capables de décider eux-mêmes s’il faut poursuivre ces actions, ou au contraire les abandonner ? Ce serait pourtant un effet de ce qu’on appelle la démocratie. Si notre Président était vraiment ce qu’il prétend être, c’est-à-dire un adepte de toute la vérité, je le verrais bien s’adresser calmement un jour à la télévision en disant : « Les députés européens, et après eux les députés français ont décidé que pour sauver la planète, il faut arrêter tout ce qui pourrait augmenter nos émissions de gaz carbonique, même si cet arrêt conduit à des pénuries. Il faut aussi vous habituer à moins consommer les choses dont la production provoque des émissions déraisonnables de gaz carbonique ».  Suivrait une interminable liste de ces « choses », allant des téléphones portables aux voitures en passant par le béton et les voyages en avion. Il n’est pas certain que le citoyen moyen approuverait alors ces décisions. Et il se demanderait certainement où est la démocratie lorsque les représentants du peuple prennent des décisions importantes sans en référer à leurs concitoyens. Surtout si le Président ajoutait dans son discours : « Malheureusement, qu’on exécute ces décisions ou non ne changera pour ainsi dire rien à la situation de la planète, compte tenu du faible pourcentage que représente nos émissions totales de CO2, comparées à celles de nos voisins non européens. Mais il faut tout de même montrer que la France ne recule devant aucun sacrifice lorsqu’il s’agit de sauver la planète… etc. Êtes-vous d’accord ? » Je ne suis pas sûr qu’ainsi bien informé, le citoyen serait toujours d’accord pour le sacrifice. Alors, pour faire passer ces actions à l’insu de son plein gré, on ne l’informe pas de tout, et on essaye de le prendre par surprise, en fabricant des situations dites à effet cliquet desquelles on ne peut pas sortir, comme par exemple des lois dites supranationales qui l’emportent sur la loi française. Daignons jeter un œil sur les pays pauvres Voilà pour la situation chez nous. Mais il y a aussi le reste du monde comme on l’a vu plus haut, que le Français a une tendance certaine à négliger peut-être un peu, comme d’ailleurs chacun des citoyens des autres pays, ce qui  engendre une certaine compensation, basée cette fois-ci sur le nombre.   Dans de nombreux pays pauvres du monde, mais spécialement en Afrique, le seul moyen acceptable parce que gratuit pour cuisiner le peu de viande ou de légumes que l’habitant arrive à se procurer consiste à envoyer les femmes et les enfants ramasser du bois mort ou des fèces sèches (essayez de dire rapidement à voix haute ces deux derniers mots). Et à alimenter le foyer avec le résultat de leur glanage qui s’effectue quelquefois à plus de 10 kilomètres de l’habitation. La conséquence de cette pratique est glaçante : en effet, des centaines de millions de personnes sont intoxiquées en permanence avec des taux de particules fines résultant de la combustion de ces matières dans la pièce unique de l’habitation, taux qui dépassent largement toutes les mesures effectuées dans les coins les plus pollués de la planète. Et cela dès leur plus jeune âge. Et le taux de décès résultant de cette pratique est impressionnant : 4,3 millions de décès prématurés en 2012. (source). Pourtant, ces pauvres gens ont une conduite certes non choisie, mais écologiquement parfaite : ils produisent en effet un CO2 autorisé, puisqu’il s’inscrit dans la logique du cycle de la vie, tout comme les agrocarburants que l’on s’efforce chez nous d’additionner aux carburants fossiles. Et ceux qui ne sont pas morts ont atteint la neutralité carbone. Ne pensez-vous pas qu’il vaudrait mieux permettre à ces gens de brûler autre chose que ces produits pour faire leur cuisine ? Leur permettre d’installer la distribution du gaz ou de l’électricité comme nous l’avons chez nous, à base de fossiles, ne serait-il pas  éthiquement justifié, plutôt que de le leur interdire sous des prétextes écologiques, en bloquant tous les investissements générateurs de CO2 de fossile comme certaines ONG basées chez nous incitent à le faire ?  Dans ce cas précis, l’écologie n’est-elle pas quelque part responsable de la mort de millions de personnes tous les ans ? Et modifions notre position Voilà donc les problèmes, tels qu’ils existent réellement, et non pas comme certaines personnes voudraient nous les présenter. Si, comme le dit le GIEC (mais ses membres sont payés pour le dire) les émissions de CO2 conduisent à une augmentation de la température moyenne de la surface du globe, il faut se préparer à y faire face, et non pas essayer de s’y opposer. En effet, la diminution des émissions et même la neutralité carbone de l’Europe ne pourront jamais compenser les émissions toujours plus importantes des pays qui veulent se développer. Un simple examen du nombre de personnes que cela représente suffit pour tirer cette conclusion simple. À moins de déclencher une guerre qui aurait très certainement des conséquences désastreuses, et que l’Occident n’est d’ailleurs pas du tout sûr de gagner, il est inutile d’essayer de forcer les pays en développement à limiter leurs émissions de CO2. En effet, comme expliqué plus haut, c’est pour beaucoup d’entre eux, une question de vie ou de mort, et non pas une simple question de confort thermique. Il faut encourager et aider la population africaine à se développer en installant une distribution d’électricité dans tous les villages, et en produisant cette électricité avec des combustible fossiles. Il faut aussi installer un large réseau de distribution de gaz naturel sur ce continent. La vie de millions de personnes et la simple justice le justifient largement. Peut-être que les 2 ou 3 degrés d’augmentation des températures provoqueront des effets négatifs largement décrits dans les documents largement diffusés, mais peut-être pas. En effet, il apparait tout de même surprenant qu’il n’y ait que des évolutions négatives attachées à cette augmentation. Cela voudrait dire que la température du début du siècle dernier était une sorte d’optimum merveilleux qui limitait au maximum les évènements malheureux, en maintenant la surface du globe à l’état d’une sorte de paradis terrestre. Je pense sincèrement que ce serait trop beau pour être vrai. Le paradis terrestre reste certainement à construire… [1] Regardez une carte du monde centrée sur la ligne de changement de date : la Russie fait bien face aux USA. [2] Certain optimistes pensaient que l’année 2020, grâce ( ?) au coronavirus, nous montrerait peut-être une baisse. Hélas, la fin de l’année s’approche , et la baisse n’est pas là.

A l’occasion du Mondial de l’Automobile version 2022 à la Porte de Versailles, le Président Macron a dégainé une fois de plus son QuoiQuilEnCoûte en utilisant son argument favori : faire payer une partie du coût par les autres.

Aussi extraordinaire que cela paraisse en ces temps de canicule et d’incendies de forêts, les moyennes de températures de surface mondiales sont stables depuis 2016, avec même une légère tendance à la baisse, et cela pour l’ensemble des organismes qui recensent et mettent ces chiffres à la disposition des utilisateurs dans le monde.