Les habits neufs de lEmpereur

Le grand cirque de la COP21, c'est parti !

Entrevoyant le podium mondial que représente cette conférence, nos politiques se sont précipités au chevet de la planète dans l'espoir que leurs interventions sauront leur apporter les suffrages qui compteront pour les prochaines élections. Ségolène et son sourire enjoleur est toujours présente sur le petit écran lorsqu'il y a quelque chose à montrer. Son ex-compagnon, le petit François, d'ailleurs monté en grade depuis la fin de leur liaison, et qui sait toujours récompenser les copains, profite du train. Laurent, le président de la manifestation, essaye aussi de se présenter sous son meilleur profil, dans l'espoir de pouvoir éventuellement profiter encore pour un tour des faveurs de la République.

 Au second plan sur la photo et dans les faits, Nicolas , l'ancien hélicologiste de la télévision, qui a accepté de figurer dans la troupe à condition qu'on parle vraiment des sujets qui lui tiennent à coeur, mais qui pourrait bien nous faire un esclandre avant la fin du show.

Car le show va bon train. Les déclarations des uns et des autres nous indiquent que le mur du çon est dépassé :

  • pour Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères, il s'agit, rien moins que "d'aboutir à un accord mondial afin que notre planète reste vivable". L'expression rappelle la "poële à frire" de Michel Rocard, en plus mondain, comme sait le faire toute personne de la bonne société parisienne dont il fait partie. 
  • Ségolène Royal, Ministre de l'écologie du développement durable et de l'énergie voit plutôt dans la COP21 l'occasion "d'apporter du bien-être aux peuples du monde entier"
  • Enfin, Annick Girardin, simple secrétaire d'état au développement et à la francophonie etc. (je met "simple" parce que sur le site officiel de la COP21, on lui a fait partager un écran multimédia avec Laurence Tubiana pour bien montrer sa position inférieure par rapport aux ministres, un peu comme on fait partager les bureaux aux personnes qui la ramènent trop), Annick Girardin, donc, qui doit avoir les pieds dans l'eau à St Pierre et Miquelon (son ex-circonscription de députée) parce qu'elle nous raconte que "les plus pauvres sont déjà confrontés aux inondations, aux cyclones et à la montée des océans".

Comme on le voit, nos politiques semblent disposer d'un pouvoir quasi miraculeux : pouvoir de rendre notre planète vivable alors que probablement si on ne suivait pas leurs directives, celle-ci deviendrait rapidement invivable. Apporter du bien-être aux peuples du monde entier": Quel pouvoir décidemment incroyable de Madame Royal rien qu'avec ses petits bras...

Quant à Madame Girardin, elle véhicule tous les clichés inventés pour la circonstance et colportés à l'envi par les médias : "les plus pauvres déjà confrontés aux inondations et aux cyclones" comme si la nature choisissait de frapper les plus pauvres en priorité et comme si ce fameux réchauffement devait augmenter l'intensité et la fréquence des phénomènes climatiques, alors que le GIEC, malgré tous ses efforts, reconnait ne pas avoir constaté de lien entre ces phénomènes et ce réchauffement... Et pour finir, cette fameuse montée des océans qui, à raison de 3 millimètres par an, devait submerger et engloutir à jamais d'abord les iles du Pacifique, puis ensuite les villes côtières comme New-York, San Francisco, etc. ?

Voyons donc ce qu'il en est dans le monde réel.

Pour ce qui concerne la montée des eaux dans certains atolls du Pacifique dont la hauteur au-dessus des eaux ne dépasse pas quelques mètres, il semble bien qu'une situation préoccupante ait été non seulement grandement exagérée, mais qu'elle soit même carrément le fruit de l'imagination des médias. Des mesures précises effectuées localement semblent montrer au contraire que pour leur grande majorité ces iles montent elles-mêmes un peu plus rapidement que les eaux, ce qui fait qu'un grand nombre d'entre elles ont gagné en surface au cours des 60 dernières années ! Cependant, malgré la publication d'études sérieues et locales, le mythe de la disparition des iles du Pacifique perdure, et l'existence de réfugiés climatiques à cause de la montée des eaux ne fait plus de doute dans l'esprit de la téléspectatrice ménagère de plus ou moins de cinquante ans...

En ce qui concerne les températuressi l'on en croit certains organismes chargés de nous donner les valeurs des températures moyennes de la planète,après une montée franche entre les années 1978 et 1995,  on a assisté à une stabilisation quasi complète de l'évolution de celle-ci. Cette situation dure d'ailleurs toujours aujourd'hui. Le phénomène est tellement évident que les scientifiques l'on nommé le "hiatus" ou encore la "pause" étant sous entendu que cela ne pouvait être autre chose qu'un phénomène temporaire. Evidemment, depuis 20 ans, les convaincus de mesures urgentes à prendre contre un réchauffement qui ne se manifeste plus ont d'abord nié ce phénomène étrange et non prévu, puis, lorsqu'il devenait trop évident, ont cherché à trouver des explications plus ou moins convaincantes à cette situation. Enfin, récemment 1, des scientifiques convaincus en charge de la manipulation des données mondiales de température ont trouvé quelques bonnes raisons de modifier celles-ci évidemment dans le sens qui les arrangait et ont mis immédiatement en application leur version de la vérité. La manipulation est un chef-d'oeuvre de montage et de mauvaise foi : les données des températures marines proviennent en effet de plus en plus de bouées autonomes qui mesurent en permanence plusieurs caractéristiques marines dont la température de l'eau et qui plongent automatiquement jusqu'à une profondeur de 2 000 m en un cycle de 4 jours environ. Ces bouées (programme ARGO) ont pris de plus en plus d'importance relative dans les séries de données, au fur et à mesure qu'elles étaient immergées et la manipulation a consisté à majorer systématiquement les valeurs de températures de surface qu'elles donnaient soi-disant dans un but d'homogénéisation avec les données plus anciennes ! Oui, vous avez bien lu : ils ont modifié des données on ne peut plus fiables afin qu'elles collent avec des données plus anciennes et plus sujettes à caution ! Pourquoi ? Evidemment parce que c'était une occasion inespérée de corriger vers le haut et d'une façon de plus en plus importante vu que ces bouées sont en nombre croissant, les moyennes de températures de surface marines. Les auteurs de ce véritable forfait ont même eu l'impudeur d'annoncer urbi et orbi immédiatement après leur manipulation que le mois de juillet 2015 était le plus chaud de tous les temps. Le plus chaud, tu parles :  malgré leurs efforts, ils n'ont pas réussi à sortir la moyenne des températures de juillet de la zone d'incertitude 2, si bien que leur annonce triomphante n'a pu avoir d'effet que sur les ménagères de plus de 50 ans non titulaires du baccalauréat...


Ce genre de comportement a surtout pour effet de montrer l'extrême nervosité de ces scientifiques. Car vingt ans de stagnation, ça fini par faire beaucoup quand on met en parallèle la teneur en CO2 de l'atmosphère. Même s'ils prennent bien soin d'ajouter, comme une rengaine, que les périodes de moins de trente ans ne sont pas significatives lorsqu'on parle du climat. Et de fait, si l'on prend des séries de températures non polluées par les manipulations, réalisées par le même système thermométrique partout à la surface terrestre et couvrant, à la différence des données dont on vient de parler à peu près complètement les zones polaires, j'ai nommé les données satellitaires, le "hiatus" est bien visible et couvre bien une période de 20 ans maintenant. La courbe ci-dessus représentant les données de températures des deux systèmes concurrents existants montre l'évolution des températures pendant cette période.

Donc, la température stagne depuis vingt ans, en dépit de toutes les annonces plus ou moins catastrophistes venant des personnes ayant intérêt à ce que le peuple adhère à l'idée que la situation est grave, mais pas désepérée (il suffit de payer). Stagne ? pas pour tout le monde. Car d'autres scientifiques ont fait encore mieux que les scientifiques de la NOAA. Le National Climatic Data Center américain (NCDC, centre national des données climatiques) qui rassemble puis distribue aux organismes concernés les données climatiques et en particulier les données de températures en provenance des stations météorologiques se livre à des "homogénéisations" des données avant livraison. Un scientifique danois, Ole Humlum, a analysé les "améliorations" apportées aux données par le NVDC. Il a construit un graphique (voir ci-contre) dans lequel il a fait figurer, pour toutes les moyennes annuelles de température le résultat des "corrections" apportées par le NCDC. La valeur de la correction est reportée sur le graphique en bleu pour les corrections négatives et en rouge pour les correction positives.

Le résultat est édifiant. On constate que :

  • Les corrections négatives affectent presque uniquement les données antérieures à 1940 et peuvent atteindre quelquefois plus de 0,1°C.
  • Les corrections positives affectent presque uniquement les données postérieures à 1940 et peuvent également atteindre quelquefois plus de 0,1°C.

Le résultat, c'est que la courbe des température subit une rotation autour de l'année 1940 amenant un réchauffement significatif supplémentaire et totalement artificiel. Il est en effet complètement impossible que des corrections justifiées aient pu se trouver systématiquement orientées de la même façon de telle sorte qu'elles conduisent à un réchauffement apparent.

Devant une magouille aussi incroyable, il devient impossible d'accorder la moindre foi aux courbes de température présentées par les organismes comme le NCDC américain. 

Il faut bien garder en tête du fait que l'agitation médiatique réalisée autour de la COP21 se fonde essentiellement sur les courbes de température dont on vient de voir qu'elles sont au minimum sujettes à caution. En réalité, depuis une vingtaine d'années, la température ne monte plus malgré qu'un certain nombre de scientifiques essayent de le cacher et même d'affirmer faussement le contraire. Parallèlement, le taux de gaz carbonique de l'atmosphère continue de monter imperturbablement. 

La relation entre l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère et l'augmentation constatée avant 1996 des températures est peut-être légitime. Le hiatus apporte cependant un certain nombre de doutes à cette relation qui est peut-être plus complexe que ce que l'on a bien voulu dire. Avant de prendre des mesures irréversibles et probablement fort coûteuses pour résoudre à un problème qui n'est peut-être pas aussi urgent que ça, il serait sans doute important de vérifier calmement un certain nombre de données. Calmement signifie que l'on doit examiner toutes les hypothèses et non pas rejeter systématiquement celles qui ne correspondent pas à la doxa ambiante.

Les organismes non gouvernementaux qui vont se réunir à Paris en décembre prochain en même temps que les délégués des nations, et qui vont faire beaucoup de bruit, soyons en sûrs, sont exclusivement composés de personnes certainement très sympathiques, mais qui sont toutes des écologistes convaincus. Parmi les délégués des gouvernements, une majorité de personnes ont été choisies pour cet évènement à cause de leurs activités écolos. Nous allons donc assister à une réunion de plusieurs dizaines de milliers de personnes a tendance fortement écolo. Or, cette tendance est loin de faire la majorité dans le monde. Dans notre pays, elle ne représente pas plus de 2 % environ des électeurs si on se réfère aux résultats des dernières élections présidentielles. Allons-nous nous plier à la volonté de ces quelques individus, certes sympathiques, mais peu représentatifs, et surtout prêts à nous entrainer dans des actions que nous pourrons peut-être regretter amèrement un jour ?


 (1) voir l'article de www.climatdeterreur.info sur le sujet

(2) La zone d'incertitude pour ces températures est données à + ou moins 0,1 °, ce qui signifie que lorsqu'on déclare la valeur t pour une température, cela veut dire que cette température est comprise entre t-0,1 et t+0,1 (avec un degré de certitude de 95 %).