Ou les méfaits cachés des emplois verts dans la production d'énergie

J e lisais, dimanche dernier, dans un journal bien connu pour sa réputation de sérieux, un article concernant l'augmentation du chômage en France en 2012. L'auteur de l'article constatait que les seules régions de France qui arrivaient à un solde positif concernant les créations d'emploi étaient les régions concernées par les emplois induits par la production d'énergie "verte" : éolienne ou solaire.

 

Bastiat

D'où la conclusion (triomphante, bien que sous-entendue) des bienfaits apportés par cette "transition énergétique".

Le parallèle avec le recueil de Frédéric Bastiat est simple à faire : les nouveaux emplois verts, c'est ce qu'on voit. Par contre, ce qu'on ne voit pas, ce sont les emplois qui auraient pu être créés ou non perdus avec la demande de biens et de services qui aurait été provoquée par le pouvoir d'achat supplémentaire gagné par les utilisateurs de l'énergie si celle-ci avait été de provenance nucléaire (donc moins chère) plutôt que de provenance "verte".

Au niveau d'un pays tout entier, le calcul est simple à faire : plus ce pays consomme de l'énergie "verte", plus le pouvoir d'achat de celui-ci diminue. Le Danemark en a fait la cruelle expérience, et l'appauvrissement a même été précisément chiffré par un cabinet d'expertises. Mais les gouvernements de certains de ses voisins, dont celui de l'Allemagne, sont sourds et aveugles à l'énoncé de cette simple constatation. En pleine crise économique, ils persistent à investir des sommes gigantesques pour produire de l'énergie à grands frais et au détriment des citoyens, par des procédés antiques et peu productifs, au nom de principes douteux dans leur conception et complètement inefficaces dans leur mise en œuvre.

Jusqu'où donc le dogmatisme nous entraînera-t-il ?

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