raindrops

Creusons donc un peu l'intérêt réel du remplacement de notre système actuel de fourniture d'énergie par d'autres moyens

Périodiquement, les médias nous informent de l'état de la mise en placeen France de la "transition énergétique". Celle-ci a commencé par une vaste et complète phase de consultation de la base, c'est à dire des gens comme vous et moi.

Au fait, vous a-t-on consulté ? Non ? Moi non plus...

Qu'entend-t-on exactement par "transition énergétique" ?  Wikipédia indique que ce mot désigne "le passage du système énergétique actuel utilisant des ressources non renouvelables vers un bouquet énergétique basé principalement sur des ressources renouvelables ; ce qui implique de développer des solutions de remplacement aux combustibles fossiles et fissiles (matières radioactives telles qu'uranium et plutonium) qui sont des ressources limitées et non renouvelables 1 (à l'échelle humaine). La transition énergétique prévoit leur remplacement progressif par des sources d'énergies renouvelables pour la quasi-totalité des activités humaines (transports, industries, éclairage, chauffage, etc.)".

Nous voilà donc renseignés... Mais au fait pourquoi cette transition est-elle brutalement si nécessaire aujourd'hui et ne l'était pas hier ? D'après Wikipedia : "Au 1er semestre 2012 la « transition énergétique » a été présentée à la fois comme une réponse aux enjeux d'environnement du Sommet de Rio et comme un élément de relance de l'économie française via la « croissance verte ». [...]. En septembre 2012, la ministre Delphine Batho évoque un « patriotisme écologique », et le gouvernement introduit un planning pour la transition énergétique, incluant un projet de loi de programmation (annoncé pour juin 2013) après un débat et une concertation nationale centrés sur 4 grandes questions".

Et comment va-t-on opérer cette transition ?

C''est encore Wikipedia qui répond à la question : "Il s'agit donc notamment de passer d'énergies dites carbonées (pétrole, gaz naturel, charbon) ou très technologiques et centralisées (nucléaire, incinération…) à des énergies propres, sûres et décentralisées (énergie solaire (thermique ou photovoltaïque), éolien, énergie hydraulique, l'énergie géothermique et l'énergie marémotrice, biomasse dont la bioénergie provenant entre autres des gaz d'incinération ou d'épuration…), avec des capacités de stockage de l'énergie, des réseaux intelligents et sur une meilleure efficacité énergétique".

Ces déclarations appellent au minimum quelques remarques. Je vais les faire en reprenant le texte de Wikipédia dans son ensemble.Evolution des réserves

Le passage à un bouquet énergétique utilisant des ressources renouvelables peut être motivé par le fait que l'on voit arriver la fin des ressources : pétrole, gaz, charbon. Est-ce le cas ? 

Il y a environ quarante ans,  le célèbre Club de Rome, estimait les réserves de pétrole à 667 milliards de barils, celles de gaz à 53 billions de m² celles de charbon, elles, étaient évaluées à 215 ans, avec une croissance de la demande de 2% par an 2. Aujourd'hui en 2014, BP estime les réserves de pétrole connues à 1 700 milliards de barils, celles de gaz à 190 billions de m² et celles de charbon à 109 années. Autrement dit, les réserves prouvées de pétrole et de gaz n'ont pas cessé d'augmenter depuis 35 ans, et ce contrairement à ce que la vulgate écolo propage : on ne cesse pas de trouver de nouvelles réserves. 

Comme on peut supposer que les gens qui nous gouvernent sont au courant de ces chiffres, on peut affirmer, sans crainte de se tromper, que ce n'est pas le risque de pénurie proche qui motive cette transition. De plus, on ne peut pas présumer des moyens techniques qui seront à la disposition de l'humanité dans trois générations ou plus, et il serait donc vraiment enfantin de vouloir remplacer les moyens énergétiques actuels par des moyens nouveaux, sauf à vouloir dépenser beaucoup d'argent en pure perte.

Remarquons aussi que dans la foulée du mouvement, les promoteurs de la transition énergétique veulent faire un sort à l'énergie nucléaire. Dans ce but, les organisations anti-nucléaires ne cessent depuis des dizaines d'années, de répandre la terreur au sujet de cette source d'énergie, profitant de moyens financiers considérables si on le juge par les actions menées, sans cependant pouvoir connaître exactement les ressources de ces organisations, basées exclusivement dans des paradis fiscaux d'où les informations financières ne sont pas diffusées. On connaît cependant l'origine historique de ces financements : c'est l'URSS qui a financé Greenpeace pour que l'Occident renonce à l'industrie nucléaire. Bien qu'on ne connaisse pas les mouvements de capitaux, on peut, en appliquant le vieux principe policier "voyons à qui le crime profite" imaginer que le géant Gazprom a un intérêt réel à ruiner l'industrie nucléaire européenne. On peut aussi imaginer qu'il utilise encore quelques-uns des anciens apparatchiks soviétiques.

Madame Delphine Batho, l'ex-ex Ministre de l'écologie etc. a présenté cette transition comme une action permettant de relancer l'économie française en parlant même de patriotisme écologique... Examinons donc un peu l'argument. 

Les ressources renouvelables actuelles sont représentées par : l'hydraulique, l'éolien, le solaire et la biomasse. La transition énergétique implique également la mise en place d'un meilleure efficacité énergétique.

L'hydraulique consiste à utiliser l'énergie potentielle des cours d'eau en installant des barrages dans des vallées bien situées. Cette énergie est bon marché, fiable et considérée comme non dangereuse 3.  Malheureusement, pour pouvoir développer d'avantage cette source d'énergie en France, il faudrait trouver des sites intéressants qui malheureusement ont été déjà pris... de plus, en admettant qu'il existe encore un ou deux sites possibles, il faudrait construire de nouveaux barrages, et les écologistes s'y opposent fermement au nom de la défense de l'environnement...Cette voie semble donc définitivement bouchée.

L'éolien et le solaire utilisent tous les deux du matériel (les éoliennes et les panneaux solaires) fabriqués hors de France. Il est facile de constater que plus on achète ce type de matériel pour l'installer en France, plus on déséquilibre sa balance des paiements ce qui n'est pas précisément patriotique. Maintenant, si on ne considère que la création d'emplois, il est certain que l'installation de ces matériels procurerait des emplois pendant le temps du montage, et pourrait ensuite employer les chômeurs qui travaillaient dans les centrales thermiques ou nucléaires au fur et à mesure de leur fermeture... ce qui ne conduirait en fin de compte à la création d'aucun emploi supplémentaire... Ah, j'allais oublier ma citation coutumière "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" de Frédéric Bastiat : on sait que la production d'énergie éolienne ou solaire revient largement plus cher que la production d'énergie classique (nucléaire ou thermique). Le citoyen va donc après cette transition énergétique dépenser plus d'argent pour consommer cette énergie. Il en résultera qu'une partie plus grande de son revenu ira au paiement des factures d'énergie et ne sera plus utilisée pour l'achat d'un certain nombre de biens et services. Les fournisseurs de ces biens et services fermeront donc leur portes et feront des chômeurs supplémentaires : payer l'énergie plus cher revient à appauvrir la nation. Mais, cerise sur la gâteau, si l'on peut employer cette expression, on sait que pour pallier le manque de soleil ou de vent, il faudra soit construire de nouvelles centrales thermiques au gaz appelées centrales backup, soit utiliser des moyens de stockage qui sont encore à découvrir. Les simulations effectuées pour l'Europe avec les chiffres connus montrent que même à l'échelle européenne, on ne peut pas éviter les nuits de calme absolu (sans vent). Il faut donc soit accepter le blackout total (bonjour les services d'urgence...) soit accepter une capacité installée de centrales au gaz capables de fournir une puissance égale au pics maximums de consommation... Décidément, ces deux modes de production d'énergie sont aujourd'hui bien décevants, et l'Allemagne est en train de fournir une preuve en vrai grandeur de ces contraintes en construisant force nouvelles centrales au lignite qui est une forme de charbon plutôt sale. C'est le prix à payer pour l'indépendance énergétique.

Reste la combustion de la biomasse. A part le bois, qu'on sait déjà brûler dans une cheminée ou un poêle, bien que ce soit une source de particules fines pointée sévèrement par l'ADEME. On peut aussi brûler d'autres déchets végétaux, ou encore des matières fécales (qu'il faut d'abord sécher). La biomasse, mis à part le fait que le nom sonne beaucoup mieux que "bagasse de canne à sucre", "grignons d'olives", "lisiers", "ordures ménagères" ou  "matières fécales" , possède un pouvoir calorifique dit PCI 4 très inférieur à celui du pétrole ou du gaz. Les gazogènes, célèbres en France pendant la deuxième guerre mondiale étaient des véhicules alimentés par le gaz produit par la carbonisation du bois ou de résidus végétaux. La chaudière de carbonisation était montée sur le coté du véhicule ou dans une remorque. Les utilisateurs de ces engins n'avaient malheureusement pas les mots magiques d'aujourd'hui qui constituent l'ornement scientifique de ces techniques littéralement redécouvertes. C'étaient des précurseurs méconnus.

L'amélioration de l'efficacité énergétique passe, selon ses organisateurs,  par les économies d'énergie, et par la fin de la centralisation de la production d'énergie. On ne peut qu'applaudir aux intentions des décideurs quand ils déclarent l'intérêt des économies d'énergie. On peut toutefois être sceptique quant à l'intérêt réel d'EDF lorsqu'ils déclarent dans leur slogan favori : "L'énergie est notre avenir : économisons-la". Cela présente à peu près autant de crédibilité que le boulanger qui vous expliquerait comment faire pour manger moins de pain... Il y a par ailleurs un danger réel de dérive vers les économies d'énergie pour les économies - et seulement pour elles. En ce qui concerne l'isolation des bâtimentspar exemple, on sait qu'au-delà d'une quinzaine de centimètres de laine de verre, les économies engendrées sont pratiquement nulles. Pourtant, le règlement thermique 2012 (RT2012) en demande environ 25 cm... Il y a probablement là l'idée sous-jacente que plus les dépenses d'isolation seront importantes, plus la relance de l'économie sera efficace. Alors que nous venons précisément de voir plus haut avec Frédéric Bastiat que c'était le contraire : l'investissement doit être rentable pour être justifié, c'est a dire que les dépenses de mise en place de l'isolation doivent être inférieures à l'amortissement de ces dépenses sur la période supposée d'utilisation de cette isolation, ce qui est loin d'être le cas dans la majorité des situations.

La décentralisation de la production d'énergie est en général présentée comme une amélioration de l'efficacité énergétique. Or, étant donné le caractère intermittent de la production d'énergie éolienne, il apparaît évident que l'interconnection du réseau de collecte et de distribution doit porter sur une surface la plus large possible. Cette évidence a pourtant apparemment échappé aux théoriciens de la transition, emportés sans doute par l'idée force écolo de la suppression de la centralisation, intolérable à leurs yeux.

Nous venons donc de voir que la quasi totalité des réformes imposées par la transition énergétique :

  1. n'était justifiée ni sur le plan technique, ni sur le plan économique.
  2. apporterait au contraire des contraintes supplémentaires qui se traduiraient par une baisse du pouvoir d'achat généralisée à tous les consommateurs d'énergie, c'est à dire à l'ensemble de la population française.

Il faut donc chercher ailleurs la réponse quant à l'urgence de cette transition et à la fébrilité de nos dirigeants actuels quant à la mise en place rapide de ces réformes.

La réponse est comprise dans la définition de la transition énergétique telle qu'elle apparaît dans le texte présenté par Wikipédia. On peut en effet légitimement s'interroger sur les contorsions dont ont dû faire preuve les auteurs de cette définition pour faire rentrer dans le texte l'idée même de l'abandon du nucléaire. Cette association étrange entre les combustibles fossiles et le nucléaire ressemble un peu aux associations que faisait le héros du film "La vie est belle" pour expliquer à son fils l'interdiction faite aux chiens et aux juifs d'entrer dans un magasin. Et en réalité, ce n'est pas tellement les combustibles fossiles dont il s'agit d'interdire l'usage, mais bien celui du nucléaire. En somme, on utilise l'inconvénient des combustibles fossiles qui est de produire des gaz à effet de serre pour accabler aussi le nucléaire bien qu'il ne produise pas ces gaz. Le fils du héros du film, lui, n'avait que six ans et pouvait, à la rigueur, accepter ce genre d'association.

Les combustibles fossiles sont appelés carbonés, parce qu'ils comportent tous une proportion importante de carbone dans leur(s) molécule(s). Ce carbone, en brûlant, se transforme en CO2, gaz dit à effet de serre. La physique nous apprend que la présence de ce gaz a pour effet d'augmenter la température de l'atmosphère. Un important groupe de physiciens emmené par le GIEC estime qu'un doublement du taux atmosphérique de CO2 provoquerait à terme une élévation de température de plusieurs degrés. Cette élévation de température provoquerait des dégâts importants à la surface de la Terre. Un autre groupe de physiciens beaucoup moins important en nombre ne nie pas l'augmentation de température, mais estime que les chiffres donnés par le GIEC sont très exagérés et ne justifient certainement pas les mesures draconiennes proposées. Le groupe des réchauffistes s'appuie sur des modèles informatiques prévoyant ces augmentations extrêmes de température. Le groupe des sceptiques considère que les prévisions des modèles climatiques sont fondées sur des phénomènes d'amplification qui n'ont pas été mis en évidence par des observations. Les partis écologistes dits verts soutiennent les prévisions des réchauffistes.

Jusqu'aux années 2000, l'évolution des températures terrestres semblait suivre de très près l'évolution du taux de CO2 de l'atmosphère, et donnait ainsi raison aux réchauffistes..

Cependant, les choses ont progressivement changé à partir des années 2000. En effet, on s'est aperçu à partir cette époque que la température n'augmentait plus. Le phénomène se prolonge maintenant depuis environ 16 ans. La courbe ci-contre montre en bleu l'évolution des températures (origine LOTI Gistemp) et en rouge l'évolution du taux atmosphérique de CO2 (origine : mesures à Mauna Loa). On voit que les deux grandeurs évoluaient parallèlement  jusqu'au voisinage de l'an 2000, ce qui explique très bien comment s'est faite la conviction des physiciens réchauffistes. L'évolution des températures a ensuite brusquement changé et les températures se sont stabilisées complètement, ce qui a constitué un phénomène tout à fait inattendu.

Ce phénomène très étrange n'avait pas été prévu par les modèles climatiques, ce qui fait dire aux sceptiques que ces modèles sont faux et conforte maintenant leur position. Et le temps ne joue pas du tout en faveur des réchauffistes, car chaque année qui passe sans augmentation des températures est une pierre de plus dans leur jardin. 

On comprend mieux maintenant l'urgence, pour les écolos, de faire prendre des mesuresle plus tôt possible, et si possible irréversibles, afin d'entraîner, par effet boule de neige, la sortie du nucléaire.

La partie est cependant loin d'être gagnée pour eux. En effet, alors qu'ils ont pu, au cours de la période faste pour eux des années 80 - 90 assouvir leurs désirs de destruction rituelle (citons par exemple le saccage ordonné par la Ministre Dominique Voynet du projet SUPERPHENIX qui donnait à la France une avance mondiale très importante dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides 5), les choses ont maintenant changé, et la voix de la raison commence à se faire entendre : mi-octobre 2011, le Ministre en charge de l’Énergie a demandé à Jacques Percebois, professeur à l’université de Montpellier 1, et Claude Mandil, ancien directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, vice-président du groupe consultatif « feuille de route énergie 2050 » auprès de la Commission européenne, de présider une commission pluraliste et ouverte afin de mener une analyse des différents scénarios de politique énergétique pour la France à l’horizon 2050. Cette commission, comprenant plusieurs noms prestigieux, a rendu un Rapport Energies 2050 étudiant plusieurs scénarios énergétiques pour la France jusqu'à 2050, et a émis une série de recommandations frappées au coin du bon sens qui, compte tenu de leur origine, devraient être suivies à la lettre par les gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite.  Voici quelques recommandations choisies  :

Recommandation n° 2 : pour chaque décision de politique énergétique, évaluer le coût et l’effet sur les finances publiques, sur la balance commerciale, sur les émissions de CO2  et sur l’emploi (à la fois en postes et en qualifications créés), par comparaison avec une décision différente, afin de dégager des priorités. 

Recommandation n° 3 : s’interdire toute fermeture administrative d’une centrale nucléaire qui n’aurait pas été décidée par l’exploitant à la suite des injonctions de l’autorité de sûreté. 

Recommandation n° 4 : s’engager courageusement dans une politique de vérité (c’est-à-dire de hausse) des prix de l’énergie et des émissions de CO2 , en traitant de façon spécifique et différente le cas de la précarité et celui des industries grosses consommatrices. 

Recommandation n° 7 : maintenir, voire accroître l’effort de recherche publique dans le domaine de l’énergie, en coopération internationale et en accordant une priorité absolue aux programmes mis en œuvre conjointement par des laboratoires publics et des entreprises innovantes, grandes ou petites, capables de s’attaquer au marché mondial. Les renouvelables et le stockage de l’énergie devront recevoir une attention toute particulière. 

Recommandation n° 8 : ne pas se fixer aujourd’hui d’objectif de part du nucléaire à quelque horizon que ce soit, mais s’abstenir de compromettre l’avenir et pour cela maintenir une perspective de long terme pour cette industrie en poursuivant le développement de la génération 4. La prolongation de la durée de vie du parc actuel nous paraît donc la solution de moindre regret (sous la condition absolue que cela soit autorisé par l’ASN).

La recommandation n°2 se passent de tout commentaire. Les recommandations n°3 et n°8 concernent directement des "promesses" faite par un pas-encore-président qui ignorait l'état exact des problèmes énergétiques au moment où il recherchait des voix pour son élection. La recommandation n°4 s'adresse tout particulièrement à l'actuelle Ministre de l'Écologie etc. et lui demande implicitement d'éviter de raconter des balivernes au sujet de l'énergie.  Enfin, la recommandation n°8 exprime très précisément le fait qu'il n'existe pas aujourd'hui de solution viable au stockage de l'énergie. Toutes ces recommandations indiquent que le temps des rêves verts est passé et qu'il s'agit aujourd'hui de prendre les problèmes énergétiques tels qu'ils se posent vraiment au lieu de vouloir satisfaire les rêves d'une idéologie dangereuse et surtout très coûteuse.

Par exemple, un thinktank français a chiffré le coût du passage de 75 % d'électricité nucléaire (situation française actuelle) à 50 % (promesse électorale du Président). Il est d'environ 30 milliards d'euros.

Le coût du saccage de SUPERPHENIX a également été évalué : il est d'environ 60 milliards de francs. (Et cette perte sèche n'inclut pas la perte d'image de la compétence française en matière d'énergie nucléaire).

Placé devant un choix consistant d'un coté à favoriser une source fiable, sûre et bon marché d'énergie (le nucléaire) dans laquelle la France s'est fait une spécialité mondiale et qui représente des possibilités d'avenir extraordinaires et de l'autre coté à se lancer dans une improvisation ruineuse mettant en oeuvre des techniques au demeurant très rudimentaires (des moulins à vent) en se fondant sur des convictions tenant plus de l'idéologie que du pragmatisme, le gouvernement a un intérêt crucial à ne pas se précipiter, et à surtout ne pas prendre de décision irrévocable comme la fermeture d'une centrale nucléaire, pour des considérations bassement électoralistes.


(1) Les ressources connues en uranium et en thorium indiquent une durée  de plusieurs milliers d'années avant leur épuisement. Ces ressources utilisables dans les réacteurs nucléaires de quatrième génération entrent donc parfaitement dans la catégorie des ressources renouvelables à l'échelle humaine.

(2) Mihajlo  Mesarovic et Eduard Pestel : Stratégie pour demain - 2ème rapport du Club de Rome ISBN2-02-002798-4

(3) L'hydraulique est malheureusement le système de production d'énergie qui occasionnerait potentiellement le plus grand nombre de victimes si un séisme du type de celui qui a frappé Fukushima se produisait dans la zone sismique des Alpes Françaises de la vallée du Drac. (voir  "énergie renouvelable : 400 000 victimes en sursis").

(4) PCI : Pouvoir calorifique inférieur. C'est la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d'une unité de combustible, la vapeur d'eau étant supposée non condensée. Le PCI peut s'exprimer en joule par kilogramme.

(5) Contrairement aux réacteurs nucléaires classiques y compris l'EPR, les réacteurs à neutrons rapides sont capablesnon seulement de "brûler" l'uranium 235, présent en petite quantité dans l'uranium naturel qui contient surtout de l'uranium 238, mais aussi l'uranium 238 et le thorium et même les déchets nucléaires. Il s'ensuit que les réserves terrestres connues représentent plusieurs milliers d'années de fonctionnement ce qui rend le procédé vraiment intéressant et très probablement incontournable dans le futur. Voir "Fin des énergies fossiles : comment faire de l'essence sans pétrole".

Commentaires   

# lemiere jacques 03-05-2017 19:41
ah content qu'"une autre personne trouve le slogan d'edf sur l'energie stupide
Répondre | Répondre en citant | Citer