raindrops

On ne parle pas souvent des dangers liès à l'agriculture bio. Il en est pourtant un de très sérieux, et auquel on aurait intérêt à bien réfléchir :

en effet, l'interdiction de l'utilisation de fongicides, de règle dans l'agriculture bio, peut conduire aux conditions favorables à la formation de produits extrèmement dangereux comme les mycotoxines.

Les mycotoxines sont produites par des champignons microscopiques qui sont normalement détruits par les fongicides dans l'agriculture classique. Parmi ces mycotoxines figure l'aflatoxine B1 qui a un pouvoir mutagène, tératogène et carcinogène classé comme certain chez l'homme. (A titre de comparaison, la dioxine est classée comme "probable") .

L'aflatoxine B1 se développe, entre autres sur l'arachide, le sorgho, l'avoine, l'orge, le soja, et, par conséquent, se retrouve aussi dans les lait des animaux nourris avec des céréales contaminées.

L'aflatoxine B1 agit dès une concentration très faible (on dit que c'est l'agent carcinogène le plus actif jamais isolé), et la dose journalière tolérable face au risque de cancer a été fixée par le Comité Supérieur d'Hygiène Publique à 0,15 nanogramme d'aflatoxine B1 par kilogramme de poids corporel et par jour (0,15 ng / kg x jour). [www.fao.org] 0,15 nanogramme par kilo, c'est l'équivalent du poids d'un moustique dans un volume égal à celui de 4 piscines olympiques. 

Il y a d'ailleurs un malentendu pour la plupart des consommateurs de produits issus de l'agriculture biologique qui comptent, pour la plupart, sur des produits dont la qualité sanitaire est garantie par le mode d'obtention.


Extrait de Wikipédia, "agriculture biologique" :
 

"L'agriculture biologique est un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels, qui gère de façon globale la production en favorisant l'agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.
Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques s'interdisent (et excluent réglementairement) l'usage d'engrais et de pesticides de synthèse, ainsi que d'organismes génétiquement modifiés..."


Cette définition ne garantit nullement que les produits ne sont pas contaminés par des parasites, (tout à fait naturels) ou des micro-organismes de type infectieux.

Le cas de l'ergot de seigle, parasite du seigle qui provoquait au moyen-âge le "mal des ardents", une maladie dévastatrice, est typique des conséquences que peut avoir la pratique de l'agriculture biologique.
 
Voici quelques exemples :

L'ergot de seigle a atteint environ 250 personnes en 1951 à Pont St Esprit, et tué sept d'entre elles. Cet empoisonnement aurait pu être évité , soit par le traitement préventif des semences, soit par l'emploi de fongicide dans les silos de stockage, pratiques toutes les deux interdites par le système "agriculture biologique". 

La contamination à l'E. coli de graines germées dans une ferme biologique allemande a fait 46 morts en 2011. Que n'aurait-on pas dit si ces décès avaient été dus à des pesticides de synthèse !
 
Les aflatoxines produites naturellement dans les céréales par un champignon (Aspergillus flavus) dans des conditions de conservation humides et chaudes et en l'absence d'un traitement préventif par un fongicide (cas des fermes biologiques) sont considérés comme les plus puissants agents cancérigènes naturels existants.

 

Ces trois exemples choisis dans le monde réel mettent à bas l'ensemble des croyances très niaises mais de plus en plus répandues en un monde naturel idyllique qui n'existe pas.

 

 

 juillet  2012