Les habits neufs de lEmpereur


Seul l'Inconnu effraye les hommes. ~ Antoine de St. Exupery

Traduction d'un article du Docteur Tim Ball

Tactiques alarmistes pour engendre la peur

Au fur et à mesure que le public se rend compte que le réchauffement climatique anthropique est une fable, les tentatives pour engendrer la peur se multiplient. On choisi de préférence des régions géographiques éloignées comme l'Arctique ou l'Antarctique, ou alors des phénomènes complexes et obscurs ayant des implications mondiales peu connues du public. La dernière en date des histoires pour faire peur est l'acidification des océans qui combine les caractéristiques que je viens de citer avec des mots à connotation négative comme l'étaient les pluies acides.

Comme les autres peurs, celle-ci est fondée sur l'acceptation totale du fait que l'accroissement du CO2 atmosphérique est un problème. Pour ce produit, l'argument de base est qu'il augmente la température, mais aussi qu'il modifie la chimie des océans. Comme les autres peurs, il s'agit d'une pure spéculation, après que vous ayez accepté l'idée (fausse) que ce gaz provoque une augmentation de la température. Pour contrer toute suggestion qu'ils pourraient exagérer le danger, les alarmistes manipulent une forme de principe de précaution spécifiant que l'on doit agir de toutes façons. Nous ne savons même pas si le problème existe - ou, s'il existe, quelle en est sa portée. En fait, les divers impacts de l'acidification des océans et la façon dont ces impacts se propagent dans les écosystèmes marins et affectent les ressources halieutiques restent largement inconnus.

Qu'est-ce que l'acidification des océans ?

L'océan absorbe ou dégage du CO2 selon la teneur atmosphérique et la température. L'argument est que quelle que soit l'augmentation de CO2 atmosphérique que la température provoque, plus de CO2 signifie plus de CO2 dans l'océan. Ce changement provoque un changement de la chimie de l'eau de mer que reflète un mesure : le pH.

Une solution aqueuse possède un pH qui est une mesure de son acidité ou de son alcalinité. L'échelle des pH va de 0 à 14 . La valeur 7 est dite neutre. L'échelles des pH correspond à des solutions standards acceptées internationalement. Au-dessus de 7, la solution est dite alcaline, en-dessous elle est dite acide. Les océans on un pH moyen de 8,2 ± 0,3. Ils sont donc alcalins.

La crainte de l'acidification des océans est fondée sur des estimations et sur des modèles informatiques. Tous deux partent d'un niveau de CO2 pré-industriel très contestable pour arriver à une valeur d'environ 0,1 unité pH. Evidemment, le Groupe International d'Etude du Changement Climatique (GIEC) attribue l'augmentation du CO2 à la production humaine, ce qui est faux, parce que le cycle global du carbone est très incertain en ce qui concerne ses sources, son stockage et les facteurs temporels correspondants. Par exemple, l'erreur dans l'estimation du CO2 en provenance chaque année des océans est plus grande que la contribution anthropique totale.

L'idée qu'une évolution de 0,1 unité pH est significative est amusante parce que l'estimation en est faite à 0,3 unités près. Il faut d'ailleurs noter un point subtil mais important : le choix des mots participe à l'alarme, car même si on accepte l'évolution supposée, ce n'est pas à proprement parler une acidification. C'est plutôt que la solution devient moins alcaline, mais cela n'aurait pas de connotation de danger. La validité de la mesure elle-même est, par contre plus problématique.

Bien que le pH de l'eau de mer ait été mesuré pendant des décennies, une tendance certaine pour l'eau de mer  à long terme ne peut pas être établie pour des raisons de qualité des mesures, en particulier par manque de procédure de calibration et de standards  stricts et stables. En effet, le pH de l'eau de mer est très sensible à la température, et celle-ci n'est pas toujours relevée avec suffisamment de précision pour assurer une mesure certaine du pH.

Même si le CO2 atteignait 560 ppm en 2050, comme le prédit le GIEC, cela ne conduirait qu'à une réduction de 0,2 unités pH. Nous sommes encore à l'intérieur de la plage d'incertitude globale.

Quel est le danger réel ?

Qu'est-ce qui peut être affecté par une réduction de l'alcalinité ? Presque toute la vie marine si vous en croyez ce qu'on raconte à ce sujet ; dans les histoires à faire peur il faut qu'il y ait un objet qu'on peut regarder positivement. Le corail fait bien l'affaire, parce que les scènes sous-marines colorées et la diversité de la vie marine nous enchante tous. D'après les experts, l'acidification des océans pourrait rendre la vie des bancs de coraux impossible dans la plupart des régions marines en 2050. Si le CO2 atmosphérique continue à augmenter, cela pourrait conduire à de profonds changements des stocks de poissons, détruisant la sécurité alimentaire de millions de personnes ainsi que l'industrie de la pêche qui représente un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de dollars. Pour que la peur marche, il faut évoquer des changements dramatiques allant très au-delà de ce qu'on a pu connaître dans le passé :

L'acidification des océans est bien plus rapide que tout ce que la Terre a connu, et si vous regardez la pCO2 (pression partielle de CO2 dans l'atmosphère) que l'on a déjà atteinte, il faut remonter 35 millions d'années en arrière pour retrouver des niveaux équivalents.

La peur exige aussi l'existence d'un point critique au-delà duquel tout remède devient inefficace.

  Le point de non-retour est estimé à une baisse d'environ 0,2 unités pH. Cette valeur pourrait être atteinte d'ici une trentaine d'années.

Sans surprise, l'auteur de ces remarques tout à fait exagérées et incorrectes préside le Comité Scientifique du programme EuroCLIMAT.

La courbe des niveaux de CO2 au cours des 600 derniers millions d'années nous montre que le niveau actuel (390 ppm) est extrèmement bas.

Average global temperature

La seule période en 600 millions d'années pendant laquelle le CO2 était à un niveau identique à celui d'aujourd'hui se situe il y a 300 millions d'années. Depuis, les valeurs de CO2 se situent autour de 1000 à 1200 ppm, soit 3 ou 4 fois plus qu'actuellement. Comment donc les plantes et les animaux ont fait pour survivre à ces valeurs ? C'est se moquer du monde que de prétendre que le doublement du CO2 représente un problème.

Des mesures beaucoup plus récentes de pH montrent que les niveaux actuels et les changements annoncés restent tout à fait à l'intérieur de la variabilité naturelle. Voici une reconstruction des niveaux de pH pour le Sud de la Mer de Chine par Liu et al (2009) qui illustre ce point.

pH level for South China seas

A la lumière de la compréhension des phénomènes

Marie Curie, une des plus grands scientifiques de tous les temps a dit :

"Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre".

Graduellement, de plus en plus de preuves montrent que le réchauffement ou le changement climatique du fait de l'homme est une fable. La peur s'envole, alors que de plus en plus de gens, y compris des scientifiques comprennent, et se mettent à parler. La surprise est venue récemment de Tom Tripp, un membre et auteur principal du GIEC depuis 2004. A la convention de l'Utah Farm Bureau, en juillet 2009, celui-ci a déclaré qu'en raison de la variabilité naturelle du climat, il était difficile de conclure à la validité du réchauffement climatique anthropique. Voici ses termes exacts :

"C'est peut-être vrai, mais nous n'en sommes pas encore là scientifiquement".

Ce qui contredit les messages contenus dans les rapports dont il doit assurer la rédaction. Cela désavoue aussi l'affirmation que la science du RCA est bouclée (The science is settled). Le scandale, c'est que les alarmistes continuent à présenter le message de la certitude.

Néanmoins, si vous hésitez encore, sachez qu'il est certain que le ciel nous tombe sur la tête et qu'ils continueront à produire des motifs d'inquiétude toujours aussi scandaleusement inconsistants pour vous le prouver.

25 septembre 2011