Les habits neufs de lEmpereur

2015-07-22 09:39:12 2015-08-31 10:04:45

Peut-on vraiment tromper tout le monde tout le temps ?

Il est vrai que cette "pause" dans les températures mondiale était bien dérangeante dans l'espace qu'il convient d'appeler la lutte contre le dérèglement climatique. Pensez-donc : alors que les émissions de CO2 n'ont jamais atteint auparavant les valeurs qu'elles affichent, la température mondiale, au lieu de bondir comme les règles établies l'imposent n'arrête pas de se traîner depuis bientôt dix huit ans !

Graphique 1

Vite, qu'arrive enfin la dernière période de l'ENSO 2 qui semble bien apporter une secousse significative dans les valeurs de températures de surface !

En attendant ces événements fastes, quelques chercheurs de la très respectable NOAA1 ont publié une étude dans laquelle ils tentent de démontrer, comme l'ont déjà tenté de nombreux nostalgiques du réchauffement à tout prix, que cette fameuse et dérangeante "pause" n'existe pas (ou peu). Pour cela, ils ont imaginé l'existence d'un biais dans les mesures de SST, biais qui devait réunir les conditions suivantes :

  1. affecter la période du "hiatus" (ou "pause") sans affecter si possible la période de référence
  2. modifier les températures dans le bon sens (vers le bas jusqu'aux années 1980, et vers le haut ensuite)
  3. être scientifiquement acceptables
  4. affecter les températures futures vers le haut afin d'éviter le verdict de la vérité.

Un exemple de l'application du principe numéro 4 est la décision de majorer les valeurs de températures données par les balises Argo qui peuplent maintenant abondamment les océans du globe de 0,12 degrés C (Oui, vous avez bien lu : +0,12°C). Les balises Argo occupent en effet une place de plus en plus importante dans l'acquisition des températures maritimes (SST) étant donné qu'elles sont de plus en plus nombreuses. Cette décision revient tout simplement à majorer artificiellement le réchauffement climatique.

Cette décision est l'une des 11 modifications appliquées aux valeurs de températures marines gérées par la NOAA. Comment donc peut-on prétendre procurer à la communauté scientifique des valeurs de température impartiales lorsqu'on se permet de modifier artificiellement  les valeurs données par des balises bénéficiant de toutes les garanties de justesse apportées par la technologie moderne ? S'il y avait un biais systématique à corriger, il me semble que c'était dans l'autre sens qu'il fallait l'appliquer : les valeurs Argo étant les plus fiables, il fallait les conserver, et ajuster l'ensemble des valeurs non Argo. Évidemment, cette correction aurait eu pour effet de diminuer le réchauffement, chose qu'il fallait évidemment à tous prix éviter. Personnellement, ce sont au contraire des décisions de ce type qui me font profondément douter des théories climatiquement correctes. Et je pense ne pas être le seul à avoir cette réaction.

Cela dit, je ne vais pas faire la liste des différentes modifications et en critiquer l'intérêt. D'autres personnes beaucoup plus qualifiées que moi s'en sont chargées. Mais je voudrais souligner le coté étrange de l'attitude des chercheurs de la NOAA.  Celle-ci fait penser que ceux-ci ont des doutes de plus en plus sérieux sur l'interprétation bien-pensante du réchauffement, au point qu'ils sont prêts à mettre tout leur poids dans la balance afin de la faire pencher du "bon" coté, à l'instar du commerçant malhonnête qui met subrepticement au moment de la pesée son doigt sur le plateau de la balance portant les fruits que vous venez d'acheter. 

May2015
Graphique 2

Mais une telle attitude est proprement suicidaire, car tôt ou tard, la supercherie sera découverte. Il y a en effet des méthodes de mise en évidence du réchauffement qui permettent de s'affranchir de la méthode de mesure. Considérons par exemple le Graphique 1 de cet article. Celui-ci représente l'évolution des températures de la basse troposphère (en gros, de 0 à 2 500 m). Elle est mesurée avec des microwave sounders (sondes microondes) installées sur des satellites tournant sur des orbites passant au-dessus des pôles ce qui permet de survoler l'ensemble des régions du monde en quelques dizaines d'heures. Les sondes micro ondes analysent l'émission thermique des atomes d'oxygène de l'atmosphère à différentes fréquences de la bande des hyperfréquences. Cette analyse est capable de donner la température moyenne de la couche d'atmosphère considérée. L'avantage de ce type de mesure est d'abord sa couverture quasi complète du globe terrestre et ensuite la possibilité de recouper la mesure avec les températures mesurées directement par des thermomètres placés sur des ballons sondes. Ainsi, on accède a des valeurs de températures extrêmement fiables et surtout à une vérification quasi absolue de la tendance de leur évolution. On peut ainsi constater que les températures terrestres ont suivi depuis 1979 une évolution positive (réchauffement) nette jusque vers 1998, suivie d'une évolution à tendance négative depuis 1998. Cette évolution incontestable permet d'affirmer avec une très bonne certitude que les corrections apportées aux données de températures par la NOAA sont fallacieuses. La "pause" existe bel et bien et ne peut pas être effacée malgré le désir apparent de certains groupes de chercheurs...

Un autre groupe de chercheurs The National Space Science & Technology Center (NSSTC) de l'Université d'Alabama à Huntsville fournit le même type de données. Il fournit également un excellent bulletin mensuel concernant la température, le climat et même les prévisions météo pour l'Etat d'Alabama. Le NSSTC publie une carte mensuelle montrant en couleurs normalisées les anomalies de températures du globe terrestre. On peut voir par exemple sur le Graphique 2 qu'en mai 2015, l'Espagne a été soumise à de température qui s'est ensuite propagé sur la France.

D'une façon générale, il est probablement impossible de calculer une moyenne de température valable pour l'ensemble du globe terrestre sans faire appel aux satellites. En effet, la forme des continents, la difficulté d'assurer des mesures de température correctes dans les régions où alterne la glace et l'eau et la faiblesse de couverture de certaines régions en stations de mesure imposent des méthodes d'interpolation ou d'extrapolation qui sont forcément sujettes à caution. Seuls les satellites à orbite polaire peuvent assurer une couverture rigoureuse et précise des mesures de température. Mieux : la fiabilité des méthodes utilisant des satellites est encore plus grande pour les mesures de tendance à long terme impliquant l'accès à la connaissance de la vitesse de réchauffement et l'existence précisément de paliers. En effet, une des seules faiblesses intrinsèques de cette méthode qui est son caractère indirect (on mesure des émissions et non pas des températures) disparaît dans le cas de comparaisons à long terme. De même, l'incertitude relative des mesures dans les zones encombrées de nuages disparaît dans le cas de moyennes statistiques pour ce qui concerne la tendance et l'existence de paliers.

climat-optimistes

l'AFCO est une association des "climat-optimistes" fondée par Christian Gérondeau qui a pour but de fédérer tous ceux qui s'inquiètent des conséquences du pessimisme climatique généralisé initié par le GIEC et entretenu par les média, nombre d'ONG et de politiques.

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(1) NOAA : National Oceanic and Atmospheric Administration. Agence fédérale américaine chargé non pas d'administrer les océans et l'atmosphère comme son nom l'indiquerait, mais de l'administration des fonctionnaires fédéraux en charge de diverses tâches en rapport avec les objets susdits.

(2) ENSO : (El Niño Southern Oscillation). Oscillation australe liée au phénomène El Niño.

Commentaires   

# Sgag 13-02-2017 10:58
Proposez plutôt à vos lecteurs le lien direct vers l'image RSS-MSU TLT non bidouillée :
data.remss.com/.../...
images.remss.com/msu/msu_time_series.html
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