Les habits neufs de lEmpereur

De l'intérêt de remplacer les oracles de la Pythie par les prévisions d'un ordinateur

Petit à petit, subrepticement, notre vie est changée par des modèles. Pas par des modèles du genre des Petites Filles Modèles ou encore des mannequins de mode. Pas non plus par des personnages illustres qui nous servent de modèles. Non. Tout simplement par les modèles climatiques utilisés par un organisme onusien qui s'est attribué au passage d'une traduction, une expertise qu'il n'avait pas à l'origine1 : le GIEC, Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (traduction officielle).

"Notre vie est changée ? Vous exagérez sans doute" me direz-vous. Eh bien je ne le pense pas, et voici pourquoi. 

référence

Le Ministère de l'Ecologie etc. abrite une agence qui est devenu, au fil du temps, un "machin" du type onusien qui va s'occuper progressivement de toute votre vie. Ce machin, c'est l'ADEME qui a été fabriqué et qui existe en vertu d'un seul principe : la réduction des émissions de CO2. Ainsi, l'ADEME a élaboré des règles concernant le bâtiment, règles que vous devez respecter, les fameux RT2012 (Règlements thermiques 2012)  qui vous imposent par exemple une épaisseur d'environ 25 centimètres de laine de verre sous votre toit. Peu importe que des mesures réelles aient démontré qu'au-delà de 15 cm2, l'augmentation de cette épaisseur n'apporte pas un kopec d'économie d'énergie 2(voir graphique ci-contre) : les règles sont faites pour être respectées, même si elle sont idiotes...

Jetez un coup d'oeil sur le site de l'ADEME : vous apprendrez, par exemple que manger un rôti de veau de 1 kg, c'est l'erreur à ne pas commettre, parce que c'est l'équivalent de 200 km en voiture, et que la voiture, c'est beurk...

Selon l'ADEME, vous devez changez vos habitudes pour aller travailler, et utiliser la circulation douce... La circulation douce ? Oui, c'est le gentil nom donné aux moyens de circulation préconisés par l'ADEME : le bus, par exemple, éventuellement puant et pétaradant, est classé dans les moyens de circulation douce...

En poussant la logique de l'ADEME un peu plus loin, on peut imaginer aussi d'adopter un moyen de transport écologique : le train à domicile. Pratique pour les voyageurs, le train viendrait vous chercher à l'heure convenue, pour vous emmener à destination, partout en France... Songez aux emplois qui seraient créés par l'installation de milliers de voies ferrées nouvelles nécessitées par ce nouveau moyen de déplacement, et par la construction de milliers de wagons et de locomotives...

L'ADEME prétend organiser votre vie : il suffit de jeter un coup d'oeil sur son site pour s'en convaincre : habitation, achats, déplacements, finances, loisirs, vacances, déchets, bureau, tout est prévu au nom d'un seul principe : la diminution des émissions de CO2. 

Ce machin est supervisé par Madame Royal , la Ministre qui parle comme si elle possédait la science infuse...

Mais, au fait, sur quelles certitudes se fonde le principe de la diminution des émissions de CO2, moteur de l'action de l'ADEME ?

Je reviens aux modèles pour répondre à cette question : toute l'action de l'ADEME est en fait bâtie sur les quasi-certitudes clamées par le GIEC, concernant l'effet du CO2 et les prévisions de l'accroissement des températures occasionné par l'accroissement du taux atmosphérique du CO2. Ces températures sont prédites par les modèles climatiques, instruments de prévision réputés fiables sur lesquels le GIEC se base pour annoncer avec une certitude de 95 %, des augmentations de température importantes pour les années à venir si les émissions de CO2 ne sont pas réduites.

Pour pouvoir mettre en oeuvre une politique de réduction des émissions de CO2, on doit se poser la question de la fiabilité réelle de ces modèles réputés si fiables.

Pour vérifier la fiabilité des modèles climatiques, il suffit de constater les valeurs de températures prédites par ces modèles depuis qu'ils existenten fonction des émissions prévues de CO2, et de les comparer aux données de températures réellement observées. Comme les modèles climatiques sont paramétrés, c'est à dire que les résultats qu'ils prédisent dépendent des paramètres que l'on introduit au départ, il faut les faire tourner avec toute une série de valeurs de paramètres différentes, afin de prévoir tous les cas de figure, du plus probable jusqu'à l'improbable. On trace ensuite un graphique sur lequel on porte les valeurs de températures annoncées par ces modèles, année après année pour une combinaison donnée de paramètres. La courbe noire dans le graphique ci-dessous représente la moyenne des températures des 73 courbes représentatives des températures données avec 73 combinaisons de paramètres. Les carrés bleus et les ovales verts représentent, eux, les valeurs réelles de températures observées par les satellites (carrés) et les ballons sondes (ovales). Notons que les émissions réelles actuelles de CO2 sont largement supérieures aux plus fortes valeurs qui avaient été prévues par le GIEC.

On voit immédiatement sur le graphique que les prévisions des modèles sont complètement démenties par les températures réellement observées.

CMIP5 73 models vs obs 20N 20S MT 5 yr means1

Ce graphique a été publié le 6 juin 2013 par Roy Spencer, un célèbre climatologue américain chargé à l'Université d'Alabama, à Huntsville3 des mesures satellitaires de températures de l'atmosphère. On remarque qu'aucune des courbes provenant des modèles ne reproduit la réalité des températures observées. Les températures prévues par les modèles sont toutes très exagérées quelles que soient les valeurs données aux paramètres.

Voici ses propos concernant ce graphique :

"Selon moi, le jour des comptes est arrivé. Les climato-modéliseurs et le GIEC ont volontairement ignoré pendant des années les preuves d'une sensibilité climatique plus basse que prévu, en dépit du fait que certains d'entre nous avaient montré qu'en confondant causes et effets dans l'observation des nuages et des variations de température, on arrivait à se tromper complètement sur la rétroaction des nuages. (Spencer & Braswell, 2010). La divergence entre les modèles et les observations n'est pas une nouveauté... elle devient simplement de plus en plus perceptible.

Il sera intéressant de voir comment les choses vont évoluer ces prochaines années. Je ne vois franchement pas comment le GIEC pourra continuer à prétendre que les modèles climatiques n'entrent pas en conflit avec les observations. N'importe qui de sensé peut voir que ce n'est pas vrai.

Si les observations du graphique ci-dessus montraient qu'on observe des températures SUPERIEURES (plus chaudes) que ce que donnent les modèles, ne croyez-vous pas que les modéliseurs s'empresseraient de regarder comment ils pourraient demander à leurs modèles de produire des températures supérieures ?

Les centaines de millions de dollars qui sont allés financer les onéreux modèles climatiques ont tout simplement annihilé la recherche nationale  orientée vers la découverte des sources naturelles des variations climatiques. Depuis des années, les modéliseurs ont maintenu que le changement climatique naturel n'existait pas... Ironiquement, ils doivent aujourd'hui faire appel à ce même changement climatique naturel pour expliquer pourquoi le réchauffement climatique s'est à peu près arrêté depuis 15 ans !

Excusez moi si mon ton vous semble celui de la frustration, mais nous autres scientifiques, nous croyons que le changement climatique peut avoir des sources naturelles, et que nous avons été coupés des financement et des publications par le rouleau-compresseur du principe des hommes-qui-sont-la-cause-de-tout-ce-qui-arrive-de-pas-bien. Les gens qui financent ces travaux ne financeront pas plus longtemps cet aveuglement volontaire".

Tout est ici dit par Roy Spencer. 

Comme les prévisions de ceux-ci s'avèrent complètement erronées, il paraîtrait logique de revoir complètement la politique de réduction des émissions de CO2. Quel gouvernement aura le courage de le faire ? Vous pourrez trouver une opinion similaire dans ses conclusions ici.


(1) A l'origine, l'organisme fondé en 1988 par l'ONU s'appelle IPCC pour Intergouvernemental Panel on Climate Change, littéralement traduisible par Groupe (ou panel) Intergouvernemental sur le Changement Climatique. Sans doute pour se donner une image plus "scientifique", le groupe lui-même traduisit son nom dans de nombreuses langues dont le français, l'espagnol, le chinois et bien d'autres en ajoutant "Experts". En réalité, il s'agit d'un groupe de personnes nommées par les différents gouvernements sur des critères essentiellement politiques, qui n'on souvent d'experts que le nom.

(2) Une résistance thermique de 2 m²K/W est obtenue avec une épaisseur d'environ 6,5 cm de laine de verre sous un toit de tuiles, 3  m²K/W avec 10,5 cm, 4 avec 14,5 cm, 5 avec 19 cm et 6 avec 23 cm (La relation est à peu près linéaire).

(3) Il s'agit de Hunsville, Alabama. Ne pas confondre avec la célèbre prison de Hunsville au nord de Houston, Texas.