Peut-on tromper tout le monde tout le temps ? J'ai peur que oui.

J’ai peur. Je suis rempli d’inquiétude devant l’apparente facilité avec laquelle quelques activistes bien placés du climat ont aussi facilement pu trafiquer les chiffres des données de températures pour faire croire au monde scientifique – et au monde tout court – que la pause observée depuis plus de 18 ans dans la croissance des températures mondiales n’était qu’un biais de mesures.

La ‘découverte’ providentielle de ce prétendu biais arrive vraiment à un moment trop stratégique – juste avant les décisions mondiales à prendre à l’occasion de la COP21 – et juste au moment où les températures mondiales doivent monter très naturellement par suite du phénomène El Niño.



 
Température moyenne aux USA d'après la NASA. Les valeurs de températures ont été abondamment modifiées par la NASA et la NOAA afin de montrer une augmentation des températures (deuxième image de l'animation) qui n'apparaîssait pas dans les chiffres publiés avant l'an 2000 (première image de l'animation). (Source)

Et puis, cette pause a été observée non seulement par les thermomètres terrestres, mais aussi par deux systèmes concurrents de mesures des températures par satellites.

Oui, vraiment, le coup a été bien monté, et il a réussi à infléchir dans le ‘bon’ sens les données de trois organismes chargés de publier et de faire connaître au monde les valeurs des températures mondiales : le NCDC 1 et le GISS 2 aux USA et le Hadley Centre en Angleterre.

À mon avis, ce magouillage prouve au contraire que ceux qui proclament depuis des années que les chiffres sont tripotés par certains activistes bien placés, ont raison. Et cette constatation me remplit d’inquiétude, parce que l’affaire a été menée à bien avec une facilité déconcertante et qui fait froid dans le dos. Nos compères ont simplement publié dans Nature, journal totalement acquis à la cause réchauffiste, un article expliquant leur ‘découverte’. Et ils en ont mis immédiatement (le mois d’après) en pratique les conséquences, en modifiant dans le ‘bon’ sens les valeurs de températures relevées par les navires sillonnant les mers, mais aussi, et c’est une autre preuve de leur mauvaise foi – les valeurs données par trois mille appareils scientifiques chargés justement de mesurer les températures de l’eau dans l’ensemble des mers du monde, les bouées ARGO – Oui, vous avez bien lu, la valeur des températures donnée par quelques 3 000 thermomètres de haute précision est modifiée (on lui ajoute 0,12 degré) dans un but prétendu d’homogénéisation. Il faut ajouter, pour la compréhension de l’affaire ou plutôt de la magouille, que ces bouées ARGO ont été immergées progressivement entre les années 2000 et 2007. Et, lorsqu’on fait une moyenne globale, quelle est l’influence d’un groupe de chiffres majorés systématiquement de 0,12 degré et dont le nombre augmente régulièrement pendant huit ans ? C’est simple : une magnifique pente montante pendant cette période. Par le plus étrange des hasards, les mois qui ont suivi la date de mise en place des modifications de ces valeurs ont été des records de température, et l’année 2015 convenablement donc boostée par cet apport est classée comme l’année la plus chaude de tous les temps… (mais étrangement pas pour les mesures satellitaires, pour lesquelles elle n’est classée que troisième…).

La supercherie ne pourra être mise en évidence que dans plusieurs années si la pause se prolonge et le ‘coup’ amortira pendant au moins cinq ans la baisse qui semble vouloir se profiler après la fin de l’actuel phénomène El Niño lequel, en 1998, avait fait atteindre des températures exceptionnellement hautes. Cette baisse des températures est annoncée par certains astronomes qui analysent l’activité solaire et prévoient que celle-ci va probablement passer par un minimum analogue au minimum de Maunder dans les proches années à venir.

Cette ‘affaire’ prouve deux choses :


 
Evolution des températures tropicales futures : 1) telles que prévues par les modèles en 1979 (chevelure) et 2) telles qu'elles sont mesurées par les satellites (carrés bleus) et les ballons sondes (ronds verts). On constate que les prévisions (moyenne en rouge) s'éloignent de plus en plus de la réalité au fur et à mesure que le temps passe. (Source)
  1. L’organisation mondiale de la science climatique est pourrie puisque apparemment personne n’a vraiment protesté contre ce déni de réalité 3. Les chercheurs qui avaient osé émettre quelques doutes sur l'origine du réchauffement climatique actuel ou sur ses conséquences réelles se terrent au fond de leur laboratoire et craignent pour leur carrière.

  2. Les quelques activistes bien placés sont maintenant bien en position pour convaincre nos politiques de l’urgence des mesures à prendre conformes à la doxa écolo. Voyez comment le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius insiste pour que les mesures décidées dans l'euphorie de la COP21 soient mises en place. Lui est certainement convaincu. Ce n'est certainement pas en lisant le rapport AR5 du GIEC qu'il a décidé de l'urgence de ces actions. Qui l'a convaincu ?

Je suis rempli d’inquiétude quant à l’application de cette doxa. Si les opposants à ces mesures n’étaient pas des personnalités scientifiques de premier plan, ce qui montre pour moi que la théorie de l’effet de serre radiatif reste une théorie non prouvée par des observations, et facilement réfutable, je pense que j’aurais tendance à en accepter le concept et peut-être même à militer pour ces mesures. Mais, ce n’est pas le cas. Des physiciens très sérieux ont remis en cause complètement les algorithmes avec lesquels les modèles climatiques calculent l’évolution future des températures. Les observations concernant les températures des différentes régions de l'atmosphère sont très bien expliquées par d'autres théories que l'effet de serre radiatif. De plus, ces théories s'appliquent aussi avec une excellente approximation aux atmosphères d'autres planètes que la Terre.

Par ailleurs, les valeurs réelles des températures (avant traficotage) ne confirment pas les valeurs projetées par les modèles climatiques comme on peut le constater sur le graphique ci-dessus. En somme, les modèles ne prévoient bien que les températures historiques. Et comme l’a fait si bien remarquer Pierre Dac : ‘La prévision, c’est difficile, surtout lorsqu'elle concerne l'avenir’.


(1): NCDC : National Climatic Data Center

(2) : Goddard Institute for Space Studies. Une filiale de la NASA.

(3): En réalité, un sénateur américain a bien protesté et exigé de la NOAA qu'elle fournisse les chiffres détaillés qui l'ont conduite à modifier les valeurs de températures. Devant le refus de cette administration, l'affaire a été portée en justice.